Berachot chapitre 2, michna 6. Dans le prolongement de l'idée soulevée dans la michna précédente, selon laquelle Rabban Gamliel se conduisait parfois d'une manière différente de la Halacha communément admise, la michna nous raconte sa conduite au moment de son deuil.
Un fait concernant Rabban Gamliel :
Lorsque l'épouse de Rabban Gamliel décéda, il se lava dès la première nuit qui suivit son décès, et ce bien qu'il fût en deuil, et bien qu'en règle générale il soit interdit à l'endeuillé de se laver.
L'objection des élèves et sa réponse :
Ses élèves lui dirent : "Rabbi, ne nous as-tu pas enseigné qu'il est interdit à l'endeuillé de se laver ?" - Il leur répondit : "Je ne suis pas comme tout le monde, je suis un istenis (une personne délicate)". Chez lui, le lavage n'était pas de l'ordre du plaisir, comme il l'est chez les autres personnes, mais un besoin réel, sans lequel il n'était pas capable de fonctionner.
En résumé : dans cette michna, nous avons appris la conduite de Rabban Gamliel, qui se lava la première nuit de son deuil, ainsi que sa réponse à ses élèves : il était istenis, et par conséquent le lavage n'était pas chez lui un plaisir interdit à l'endeuillé, mais un besoin sans substitut.
Concrètement, pour la question de savoir comment l'endeuillé doit se comporter en pratique, il convient de s'adresser au rabbin orthodoxe local et de poser la Halacha au cas par cas.