Berakhot, chapitre 4, michna 3. "Rabban Gamliel omer : bekhol yom mitpallel adam chemoné essré" - il incombe à l'homme de réciter chaque jour une prière comprenant dix-huit berakhot. En pratique, une berakha supplémentaire a été instituée après l'époque de la Michna, "velamalchinim", si bien que leur nombre effectif est de dix-neuf berakhot. On a néanmoins l'habitude d'appeler cette prière "Chemoné Essré".
"Rabbi Yehochoua omer : méein chemoné essré":
Rabbi Yehochoua est en désaccord et estime que l'homme n'est pas obligé de dire chaque jour le texte intégral de Chemoné Essré, mais qu'il peut dire "méein chemoné essré", une version abrégée de la prière. Dans la Guemara, il y a une discussion sur ce qu'est exactement ce texte, mais selon tous les avis six berakhot sont dites dans leur intégralité : les trois premières berakhot et les trois dernières berakhot :
Les trois premières : Avot, Me'hayé haMetim et haKel haKadoch.
Les trois dernières : Retsé, Modim et Sim Chalom.
La discussion dans la Guemara au sujet des berakhot intermédiaires :
Un avis : on dit chacune des berakhot intermédiaires, mais on les dit dans une version abrégée. Telle est l'intention de Rabbi Yehochoua.
Un deuxième avis : on dit une seule berakha intermédiaire longue, appelée 'Havinenou'. Cette berakha inclut en son sein toutes les idées des berakhot intermédiaires, et elle n'est pourtant qu'une seule berakha, qui se conclut par "Baroukh Ata Hachem chomea tefila", la conclusion de la dernière des berakhot intermédiaires.
"Rabbi Akiva omer":
Selon Rabbi Akiva, cela dépend de la capacité de celui qui prie. "Im chegoura tefilato befiv" - c'est-à-dire s'il est capable de prier de façon fluide - il est tenu de dire Chemoné Essré dans son intégralité, car telle est l'obligation lorsque l'homme est en mesure de la remplir. Mais si, en raison de circonstances quelconques, il n'est pas capable de dire la prière complète, il peut dire "méein chemoné essré" : avec le texte de 'Havinenou' ou avec les berakhot intermédiaires abrégées.
Quand on ne dit pas 'Havinenou' :
La Guemara précise que la récitation de 'Havinenou' n'est possible qu'en été, car la structure de la berakha ne laisse pas de place aux ajouts :
"Veten tal oumatar livrakha" - l'ajout des jours d'hiver.
"Ata 'honantanou" - l'ajout de la sortie du Chabbat, une fois le Chabbat terminé.
À ces moments-là, donc, l'homme n'a ni l'occasion ni la possibilité de s'acquitter avec le texte de 'Havinenou'.