La cent quatre-vingt-dix-septième "chambre" dans le palais du Hayom Yom.
Chabbat 9 Sivan 5703.
Cours : Houmach, Nasso, Chvi'i avec le commentaire de Rachi.
Tehillim, 9 du mois, du chapitre 49 au chapitre 54 inclus.
Tanya, en ce jour nous terminons le chapitre 2 dans "Chaar HaYichoud VehaEmounah". La leçon commence par le mot "Vekhol cheken" et se termine à la fin du chapitre par le mot "habria", les deux à la page 154.
L'enseignement quotidien est la suite de la même Sicha dont a été tiré l'enseignement du jour précédent. L'enseignement précédent datait d'Isrou H'ag Chavouot, tiré d'une Sicha que le Rebbe Rayatz a prononcée à Isrou H'ag Chavouot de l'année 5702. Il y était expliqué que le monde est appelé "Ginat Egoz", et comme le Rebbe Rayatz l'a dit dans sa Sicha, la noix possède aussi de bonnes qualités - selon les mots du Midrash ; il en va de même pour le Juif, qui a de bonnes qualités. La coquille dure de la noix symbolise la forte obstination juive - de ne faire aucun compromis dans la Torah et les Mitzvot, et d'être constant dans ce qu'il faut accomplir. À la suite de cela vient le passage qui se trouve devant nous, constituant l'enseignement quotidien.
Ajoutons un mot d'introduction : la Sicha a été prononcée lors d'un rassemblement spécial d'une organisation fondée par "Machne Yisroel", appelée "Irgun Michnayot Baal Peh". On organisait un tirage au sort entre tous les participants, et chacun recevait un certain nombre de chapitres de Michnayot à apprendre par cœur au cours de l'année, et à réviser dans tout endroit où la Torah autorise de prononcer des paroles de Torah. De cette manière, tous les participants étudiaient ensemble par cœur les Chicha Sidrei Michnah. C'est dans le contexte de ce rassemblement pour le tirage au sort que le Rebbe Rayatz était présent et a prononcé la Sicha.
Vient ensuite la suite, le passage étudié à présent, qui est écrit en yiddish, et que nous allons traduire. Il commence ainsi : "Le monde a besoin que l'air soit purifié. La purification de l'air ne se fait que par les lettres de la Torah. Les lettres de la Torah sont une protection générale et une protection particulière" - les lettres de la Torah ont la vertu d'être une protection générale ainsi qu'une protection particulière.
"La répartition des Chicha Sidrei Michnah (par cœur) est l'accomplissement du "ouvlechte'ha badere'h"" par la répartition que l'on fait parmi les Chicha Sidrei Michnah - en tirant au sort qui recevra quels chapitres à connaître par cœur - on accomplit l'étude de la manière de "ouvlechte'ha badere'h" mentionnée dans le Chema. Chacun révisera sa Michnah où qu'il soit, dans n'importe quel espace et en tout lieu, et répètera par cœur la Michnah qu'il a reçue par le sort ; "La Michnah - les Michnayot que l'on révise là où l'on se trouve, partout où l'on se trouve - illuminent le lien d'Israël avec le Saint béni soit-Il" et cela illuminera l'attachement et la connexion entre les Juifs et le Saint béni soit-Il. Car le mot ""Michnah" est formé des mêmes lettres que "Nechamah"".
"Il est difficile de trouver l'expression qui puisse traduire le plus grand bénéfice, avec l'aide de Dieu, en matière de protection générale et de protection particulière, que l'on obtient, avec l'aide de Dieu, par la révision régulière des Michnayot" ; il est difficile de trouver les mots pour en exprimer la puissance. "Et les mots manquent pour exprimer l'immense Nachat Roua'h que l'on cause au Créateur du monde, béni soit-Il" il n'y a pas de mots pour exprimer l'immensité du Nachat Roua'h que l'on cause au Saint béni soit-Il en révisant les Michnayot par cœur. Et que fait tout cela en fin de compte ? Cela apporte la pureté à l'air, cela apporte la pureté au monde.
Nous avons eu une pause relativement longue, de près de trois semaines, durant laquelle nous n'avons pas parlé du lien entre l'enseignement quotidien et l'ordre des livres du Rambam. De temps à autre, entre la fin d'un livre et le début du livre suivant, il y a une pause de quelques jours, et ici, il y a eu une pause de presque trois semaines. À présent commence, dans cet enseignement et dans les enseignements des jours suivants, le lien avec le Sefer Taharah du Rambam.
Dans le Sefer Taharah, comme dans chaque livre, le Rambam cite un verset de la Torah écrite qui sert d'introduction à tous les chapitres qui suivent. Le Sefer Taharah s'ouvre sur le verset "Crée en moi un cœur pur, ô Dieu, et renouvelle en moi un esprit droit". Les commentateurs disent à propos de ce verset, par lequel le Juif demande au Saint béni soit-Il de lui accorder une force de pureté, qu'il pourra surmonter toutes les tendances de l'âme animale et toutes les perturbations. Et c'est le contenu de l'enseignement quotidien, en tant qu'introduction à tous les enseignements à venir - apporter la pureté et la pureté de l'air, issue de la protection générale et de la protection particulière, pour empêcher la personne de tomber dans des choses indésirables, y compris les affaires du Yetzer Hara et d'autres choses incluses dans l'introduction "Crée en moi un cœur pur, ô Dieu" - au moyen des Michnayot dont il parle.