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8 Kislev

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La trois cent soixante-treizième "chambre" dans le palais du quotidien.

Dimanche 8 Kislev 5704.

Leçons : 'Houmach, Vayichla'h, première parcha avec le commentaire de Rachi.

Tehilim, le 8 du mois, on récite depuis le chapitre 44 jusqu'au chapitre 48 inclus.

Tanya, nous poursuivons dans le Kountrass Ah'aron. Nous nous trouvons encore dans le quatrième passage du Kountrass Ah'aron, et aujourd'hui dans la huitième partie, qui commence à la page 314 par les mots "Ah'la vé-yam", et se termine à la page 158 par les mots "vé-kéhaï gavna".

Le dicton quotidien provient d'une lettre écrite par le Rabbi Rayats le 18 Tévet 5701. Le contenu de la lettre s'adresse à un 'hassid qui avait rapporté au Rabbi qu'il avait aidé un autre 'hassid à être accepté dans l'organisation des cho'hatim, et le Rabbi Rayats lui dit qu'il est très heureux de l'entendre. Le Rabbi Rayats ajoute et lui demande, avec de nombreuses expressions d'affection, au sujet d'un certain 'hassid supplémentaire : qu'il fasse une bonne action et l'introduise lui aussi dans l'organisation des cho'hatim.

Et tout en parlant de la grande vertu qu'il y a à aider son prochain, le Rabbi Rayats lui dit que le Saint béni soit-Il envoie une âme dans ce monde afin de faire du bien à un autre Juif — matériellement, spirituellement, ou d'un bien qui combine les deux ensemble — et l'on ne peut mesurer la grandeur de la joie de Celui qui envoie, le Saint béni soit-Il, lorsque le Juif accomplit sa mission.

Le passage cité par le Rabbi dans l'adage quotidien apparaît ci-après. La source est en yiddish, et on l'a traduite : « Lorsque l'homme contemple la grandeur des bontés du Créateur, béni soit-Il » — lorsqu'un Juif contemple quelle est la grandeur des bontés du Saint, béni soit-Il.

Et il poursuit : « Le fait que le plus petit des petits, tel que l'est l'homme » — ce qui est en réalité la définition de l'homme ici-bas, dans ce monde — « puisse procurer un grand plaisir » — ce petit-là peut susciter un grand contentement — « au plus grand des grands ».

Et qui est le plus grand des grands ? Le Saint béni soit-Il. Et où voyons-nous que l'on appelle le Saint béni soit-Il « le plus grand des grands » ? « comme il est écrit "et Sa grandeur est insondable" » — il est absolument impossible de concevoir et d'évaluer Sa grandeur, et Il est le plus grand des grands.

L'homme doit méditer sur ce fait, qu'il a la capacité de procurer une satisfaction (nachat rouah) au Saint béni soit-Il — et il est question ici de procurer cette satisfaction en aidant autrui à s'élever dans ses qualités. Cette satisfaction, dont l'homme prend conscience qu'il a le pouvoir de la réaliser, fait qu'« il doit toujours être dans un état d'esprit élevé » — qu'il soit constamment dans l'émotion et l'enthousiasme.

"Et servir Son service avec le cœur et une âme désireuse" — que tu accomplisses toujours le service qui t'est demandé avec le cœur, avec sentiment, avec volonté et avec une attitude positive, car c'est un immense mérite d'avoir la capacité de procurer une immense satisfaction au Saint béni soit-Il.