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Zavim, chapitre 5, michna 7 : le contact avec les maayanos du zav

Zavim, chapitre 5, michna 7. Les michnayos de cette seconde moitié du perek s'emploient à mesurer la portée de chaque toumah : combien d'étages de contamination une personne transporte avec elle, et à quel moment cette chaîne s'épuise, si bien qu'il ne reste plus que le pouvoir de disqualifier la teroumah. Notre michna applique ce même calcul aux différents écoulements du zav ainsi qu'au sang de la niddah.

La michna commence : "HaNoguéa b'zovo chel zav ouv'rouko ouv'chikhvas zar'o ouv'mey raglav ouv'dam haniddah", celui qui entre en contact avec le zov d'un zav, avec sa salive, avec son sperme, avec son urine, et avec le dam d'une niddah. Chacun de ces cas reçoit une seule et même règle : "metamei chnayim ou'possel e'had", il rend deux impurs et en invalide un.

Les maayanos haZav

Ces écoulements portent le nom de maayanos haZav, les "sources" du zav. Sur le plan halakhique, ils ont le statut d'av hatoumah, et un av hatoumah possède la force de metamei adam l'tamei begadim : il rend une personne impure à un degré tel que celle-ci transmet à son tour la toumah aux vêtements. Ainsi, celui qui est en contact avec l'un d'eux n'a pas seulement contracté la toumah pour lui-même ; tant que ce contact se poursuit, les habits qu'il porte sont entraînés avec lui.

Metamei chnayim ou'possel e'had

Cette formule rejoint ce que les michnayos précédentes ont enseigné au sujet d'un av hatoumah, et voici comment le compte se déroule. Ses vêtements, de même que tout kli sur lequel il pose la main, deviennent richon l'toumah. Un tel kli transforme les aliments qu'il touche en cheini l'toumah. Un aliment à ce niveau, étant cheini, ne rend pas la teroumah impure mais la disqualifie seulement, la laissant chlichi. Deux véritables degrés de toumah sont donc engendrés, un richon et un cheini, suivis d'un étage qui n'est que disqualification, le chlichi dans la teroumah. D'où : deux rendus impurs, un invalidé.

Peirach : dès qu'il se sépare

La michna poursuit : "peirach, metamei e'had ou'possel e'had", une fois qu'il s'en est séparé, il rend un impur et en invalide un. À l'instant où le contact est rompu, sa capacité à rendre les vêtements impurs disparaît, et il se retrouve dans la simple situation de quiconque a touché un av hatoumah : un richon l'toumah. À ce titre, il rend les aliments cheini l'toumah, et un aliment de ce degré ira disqualifier toute teroumah qu'il rencontrera. Un rendu impur et un invalidé, exactement comme l'exposait la michna qui précède la nôtre.

Toucher, déplacer et porter

La michna énonce ensuite : "e'had hanoguéa v'e'had hameissi", le contact et le déplacement sont ici équivalents ; qu'il ait touché les liquides ou qu'il les ait déplacés, le din ne change pas. Reste hors de la règle le simple fait de supporter : celui qui ne fait que porter les maayanos haZav, sans les remuer le moins du monde, demeure tahor.

Une opinion minoritaire clôt la michna : "Rebbe Eliezer omer af hanossei", celui qui les porte figure lui aussi dans la liste. La Guemara, cependant, remanie la formulation en "v'hou chenossei": il ne s'agit pas d'ajouter simplement le porteur aux cas du contact et du déplacement, mais d'affirmer que le fait de porter sans aucun mouvement compte lui-même comme un contact, et cela uniquement dans une configuration précise, lorsque l'homme se trouve en dessous et les liquides au-dessus de lui. C'est dans ces conditions seules que Rebbe Eliezer le déclarerait tamei et capable de transmettre la toumah. La halakhah ne retient pas son avis.

Notre michna expose donc les maayanos haZav dans toute leur étendue : un av hatoumah à tous égards, transmettant la toumah par contact comme par déplacement, engendrant deux degrés de toumah plus un troisième de disqualification tant que dure le contact, et retombant au statut d'un simple richon l'toumah dès que ce contact est rompu.