Ouktsin, chapitre 1, michna 5. La Masséches Ouktsin classe les différentes parties non comestibles attachées à un produit. Certaines jouent le rôle de chomer, elles protègent l'aliment de l'altération. D'autres jouent le rôle de yad, une poignée par laquelle on tient l'aliment, on le soulève ou on le transporte ; un yad devient tamé lorsque l'aliment le devient et transmet la toumah à l'aliment lorsqu'on le touche, mais il n'entre jamais dans le compte du kabeitsa nécessaire pour que le produit puisse rendre quoi que ce soit tamé. Notre michna présente la troisième catégorie : des parties rattachées au légume qui ne remplissent malgré tout aucune fonction, ni de protection ni de poignée.
Les premiers mots énoncent trois exemptions à la suite : « Eilou lo mitam'in », ces parties ne contractent pas la toumah ; « vélo métam'in », elles ne la transmettent pas ; « vélo mitstarfin », et leur volume ne s'ajoute jamais à celui de l'aliment. Matériellement, elles tiennent encore au légume, et pourtant la halacha refuse de les considérer comme faisant partie de lui. Que la toumah atteigne le légume, elles restent tahor ; que la toumah les atteigne, le légume n'en est pas affecté.
La liste
- « Chorochei koulsei hakrov » : l'extrémité des racines des tiges de chou.
- « Vécholfos téradin » : les rejets qui poussent sur les betteraves.
- « Véhalefes » : et la même chose pour les navets.
« Acher darkan ligzoz » : il s'agit de choses que l'on a l'habitude de couper et de jeter. « Véné'ékrou » : et la michna parle d'un cas où elles ont été arrachées du sol avec leurs racines. Malgré cela, elles n'entrent pas dans les lois de toumah, pour une raison simple : on ne s'en sert pas pour saisir le produit, et elles ne lui offrent pas non plus de protection.
L'avis de Rabbi Yossi
« Rabbi Yossi métamé békoulan » : Rabbi Yossi tranche que tous ces éléments sont soumis à la toumah. Selon lui, puisqu'il arrive effectivement qu'une personne tienne un légume par ses racines, celles-ci ont nécessairement le statut de yad ; elles sont donc entraînées dans la toumah du produit et lui transmettent en retour la toumah.
« Oumétaher béchorochei koulsei hakrov véhalefes » : Rabbi Yossi concède néanmoins deux cas, l'extrémité des racines des tiges de chou et celle des navets. Là, personne ne saisit le légume à cet endroit ; aucun din de yad ne s'y applique et elles demeurent tahor.