Tevoul Yom, chapitre 2, michna 1. Ce deuxième perek s'ouvre sur la question des liquides : qu'advient-il des liquides qui entrent en contact avec une personne tamé, et tout particulièrement avec un tevoul yom, celui qui s'est déjà immergé dans le mikvé et qui n'a plus qu'à attendre la tombée de la nuit pour que sa taharah soit complète ? Les liquides occupent une place à part dans les lois de la toumah : en règle générale, un liquide touché par une personne tamé devient lui-même tamé, et il peut ensuite transmettre cette toumah à tout ce qu'il touche à son tour. Notre michna demande donc ce qu'il en est lorsque la personne en question est un tevoul yom.
La michna énonce : « machké tevoul yom kemachkin chehou noguéa bahen ». Le liquide qui sort du corps d'un tevoul yom, sa salive ou tout autre liquide qui émane de lui, reçoit exactement le même statut halakhique que les liquides qu'il touche de l'extérieur. Les deux cas sont traités comme un seul et même cas.
Et quel est ce statut commun ? « Elou va'elou enam metamein ». Ni les liquides qui sortent de lui, ni les liquides qu'il touche n'acquièrent un statut de toumah qu'ils pourraient ensuite transmettre à quoi que ce soit d'autre. L'allègement propre au tevoul yom, établi au début de la masse'hta, s'étend ainsi aux liquides qui lui sont liés : ils demeurent incapables de faire passer la toumah plus loin, à d'autres objets.
Le résultat est remarquable. En temps normal, le liquide est l'un des vecteurs de toumah les plus efficaces qui existent. Or, avec un tevoul yom, dont la propre toumah est déjà en voie de disparaître, le liquide qui quitte son corps et le liquide que sa main touche se rejoignent sur un point : la chaîne s'arrête là. Rien d'autre ne devient tamé par leur intermédiaire.