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Tamid, chapitre 3, michna 6 : entrer dans le Heikhal avec quatre ustensiles

Tamid, chapitre 3, michna 6. Ce chapitre suit pas à pas l'ordre du service du petit matin au Beit Hamikdach, et nous voici arrivés juste avant l'égorgement du korban Tamid. Deux kohanim ont encore une avoda qui les attend à l'intérieur, et la michna les fait entrer avant tous les autres.

« Mi chezakha bedichoun mizbéah hapenimi vehamenora hayou makdimin » : les deux kohanim désignés par le tirage au sort, l'un pour retirer les cendres du mizbéah d'or qui se tenait à l'intérieur, l'autre pour s'occuper des lampes, entraient avant les autres. Puisque leur avoda était prévue avant l'égorgement du Tamid, rien ne justifiait qu'ils restent à attendre : ils avançaient vers le Heikhal, la salle qui abritait la menora et ce mizbéah intérieur.

Les quatre ustensiles

« Ve'arba'a kelim beyadam » : ils emportaient avec eux quatre ustensiles du Beit Hamikdach. Le premier était « hateni », le panier servant à recueillir les cendres du mizbéah intérieur. Le deuxième, « hakouz », le récipient dans lequel on rassemblait les cendres et le reste d'huile de la menora. Puis « ouchné maftehot », deux clés, nécessaires pour déverrouiller les portes et pénétrer dans le Heikhal lui-même.

La michna décrit maintenant chacun d'eux.

Le teni

« Hateni domé letarkav gadol » : la michna compare le teni à un grand tarkav, un ustensile de mesure d'une contenance de trois kav, dont la forme était celle d'un panier muni d'un large bec. Celui-ci était « chel zahav », en or, et « mahazik kabin vahatsi », d'une contenance de deux kav et demi, donc un peu plus petit que le tarkav auquel on le compare.

Le kouz

« Vehakouz domé lekiton gadol » : le récipient qui recevait les mèches consumées et le surplus d'huile des lampes avait l'aspect d'une grande fiole, et lui aussi était « chel zahav », fait d'or.

Les deux clés

« Ouchné hamaftehot » : la paire de clés servait à ouvrir l'entrée du Heikhal, et les deux n'étaient pas du même type. « Ehad yored le'amat hachehi » : l'une des serrures se trouvait sur la face intérieure de la porte, hors d'atteinte pour quiconque se tenait dehors. On avait pratiqué un trou étroit dans la porte, et le kohen y glissait son bras, l'enfonçant jusqu'à l'aisselle ; de là seulement, il pouvait saisir le mécanisme et tourner la clé pour l'ouvrir.

« Ve'ehad potéah kevan » : la seconde serrure était placée à l'endroit habituel, et elle s'ouvrait directement, sans manœuvre particulière ni le moindre effort inhabituel.