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Tamid, chapitre 5, michna 3 : la restitution des vêtements sacerdotaux

Tamid, chapitre 5, michna 3. Notre chapitre suit pas à pas l'ordre du petit matin au Beit Hamikdach, une fois les tirages au sort terminés : les prières, les bénédictions, puis la répartition des tâches de la journée. Jusqu'ici, chaque kohen présent sur place se tenait revêtu des vêtements sacerdotaux, alors même que les tirages n'en avaient désigné qu'un petit nombre pour prendre part effectivement à l'offrande du Tamid. Notre michna se tourne vers tous les autres et nous raconte ce qu'il advenait d'eux.

Une fois le dernier tirage effectué et les affectations arrêtées, le kohen qui dirigeait le service ordonnait à tous ceux qui n'avaient pas été choisis d'ôter les vêtements sacerdotaux et de remettre leurs habits ordinaires. La michna dit : « messarum lachazanim », il les remettait aux préposés. Ces préposés étaient les hommes de Pinh'as, celui qui avait la charge de l'ensemble de la garde-robe des kohanim au Mikdach.

Dévêtus par les préposés

« Hayou mafchitin otam ète bigdeihem », les préposés leur retiraient les vêtements. Les kohanim n'ôtaient pas eux-mêmes les habits sacerdotaux : les hommes désignés pour cette tâche le faisaient pour eux, vêtement après vêtement.

« Lo hayou manih'in aleihem ela mikhnessayim bilvad », le seul article qu'on leur laissait, c'étaient les caleçons. Le turban, la ceinture et la tunique étaient tous retirés, mais les mikhnessayim sacerdotaux restaient en place. La raison en est une simple question de dignité : il eût été inconvenant que des kohanim se tiennent dans le Mikdach sans vêtement sur eux. Les caleçons demeuraient donc jusqu'à ce que chaque kohen ait enfilé sa propre tunique, et alors seulement il retirait aussi les mikhnessayim pour les rendre aux préposés.

Quatre-vingt-seize niches

« Vech'alonot hayou cham », et il y avait là des niches, aménagées dans les murs de la Lichkat Haguazit, là où se faisait ce changement de tenue. Elles servaient de casiers pour ranger les vêtements des kohanim.

« Vekhatouv aleihem tachmichei hakelim », et au-dessus de chacune était inscrit le nom du vêtement qu'elle contenait. Il y avait un casier réservé à chacun des quatre vêtements sacerdotaux : un pour les caleçons, un pour les tuniques, un pour les ceintures et un pour les turbans, afin que rien ne soit confondu ni égaré.

Le calcul de la michna découle de là. Il y avait vingt-quatre groupes (michmarot) de kohanim, et chaque groupe avait besoin de son propre ensemble de quatre casiers, un par vêtement. Quatre fois vingt-quatre nous donne un total de quatre-vingt-seize niches en ce seul endroit, contenant toute la garde-robe des kohanim du Beit Hamikdach.