Tamid, chapitre 3, michna 3. Ce chapitre suit les kohanim depuis le moment où les tirages au sort sont réglés jusqu'aux premiers gestes du service du matin. Dans la michna précédente, un kohen avait été envoyé en hauteur pour guetter les premières lueurs de l'aube, et il était revenu annoncer que le ciel à l'est s'était éclairci. Maintenant que le lever du jour est confirmé, le service peut commencer, et la première chose à faire est d'amener l'animal lui-même.
« Amar lahem », le kohen chargé du service leur dit : « Seou vehaviou talé », montez et apportez un agneau, « milichkat hatelaïm », de la chambre des agneaux. Les kohanim étaient rassemblés ensemble dans la Lichkat HaGazit, et sur cette consigne l'un d'eux se rendait au dépôt où l'on gardait le troupeau afin d'y choisir une bête pour le korban tamid du matin.
« Vaharé lichkat hatelaïm hayta bemiktsoa tsefonit maaravit. » Ce dépôt occupait l'angle nord-ouest du Beit HaMoked, la salle du feu que nous avons déjà rencontrée dans la toute première michna de notre massekhet. Puisque le Beit HaMoked entre dans la discussion à cause des agneaux, la michna s'arrête ici pour énumérer les autres pièces qui se trouvaient dans ce même bâtiment.
« Vearba lechachot hayou cham »
Il y avait quatre chambres dans le Beit HaMoked, une dans chacun de ses quatre angles.
« Ahat lichkat hatelaïm » - la chambre des agneaux dont il vient d'être question, où les bêtes étaient tenues prêtes à servir de tamid.
« Veahat lichkat hahotamot » - la chambre des sceaux, qui fonctionnait comme un guichet de paiement. Quiconque apportait un korban animal était tenu de fournir la farine et le vin qui l'accompagnaient, et l'on pouvait se les procurer auprès du Mikdach lui-même. Le propriétaire entrait dans cette pièce, versait son argent et recevait un jeton estampillé portant la mention du type de korban qu'il présentait. Grâce à cette marque, l'officier qui distribuait ensuite la marchandise savait exactement quelles mesures de farine et de vin ce korban exigeait, et le propriétaire allait alors les retirer dans une autre partie du Mikdach.
« Veahat lichkat Beit HaMoked » - la pièce du feu proprement dite, où une flamme brûlait à toute heure. Un kohen qui avait contracté une impureté et s'était immergé dans le mikvé venait ensuite s'y réchauffer.
« Veahat lichka », et encore une chambre, « chehayou ossim ba lehem hapanim », la pièce dans laquelle on cuisait le lehem hapanim. Douze pains étaient disposés chaque Chabbat sur le choulhan qui se dressait dans la Azara, et ils y restaient toute la semaine jusqu'au Chabbat suivant, où une nouvelle série prenait leur place. Hachem accomplissait un miracle pour qu'ils ne rassissent jamais, et les pains que l'on retirait étaient mangés par les kohanim. C'est dans cette petite pièce de la salle du feu qu'ils étaient préparés.