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Tamid, chapitre 2, Michna 1 : les kohanim montent pour refaire le feu

Tamid, chapitre 2, Michna 1. Le premier chapitre nous a fait suivre les kohanim tout au long de la nuit dans le Beit Hamikdach, et il s'est achevé sur la teroumat hadéchen, le prélèvement des cendres du sommet du mizbéah. Notre michna reprend exactement là où ce récit s'était arrêté et fait avancer l'avoda : dès que le premier service de la journée a été accompli, les autres kohanim se mettent en mouvement pour dégager le mizbéah et reconstruire son feu.

Le signal donné aux autres kohanim

Revenons à la scène que le chapitre 1 nous avait laissée. Un tirage au sort avait désigné un kohen pour la teroumat hadéchen. Il avait recueilli des cendres sur la surface supérieure du mizbéah, les avait descendues et les avait déposées sur le sol de la azara, la cour du Temple. Par cet acte, la première avoda de la journée était achevée.

Notre michna poursuit : "raouhou éhav chehorid, hayou ratsin ouvaïn". Dès l'instant où ses confrères kohanim le virent descendre la rampe et déposer les cendres en bas, dans la azara, ils accourent. Sa descente leur annonçait que le service du jour était désormais engagé.

L'ablution au kiyor

Où couraient-ils ? Vers le kiyor, le bassin dans lequel les kohanim sanctifiaient leurs mains et leurs pieds avant d'officier. Ils s'y hâtaient pour se laver et se préparer à l'avoda qui allait maintenant suivre.

Pelles et fourches

Une fois sanctifiés, chacun saisissait les instruments : les magrefot, des pelles pour rassembler les cendres, et les tsinorot, des fourches servant à soulever et à déplacer les morceaux de viande posés sur le mizbéah. Outils en main, ils gravissaient la rampe et montaient sur la surface du mizbéah.

Dégager les évarim et les pedarim

Leur tâche concernait l'état du mizbéah lui-même. Les membres et les graisses des korbanot de la veille, les évarim et les pedarim, avaient été laissés à brûler durant toute la nuit, et tout ce qui n'avait pas été entièrement consumé s'y trouvait encore. Les kohanim écartaient ces morceaux et les disposaient sur les côtés du mizbéah. Il ne s'agissait que d'un emplacement provisoire : dégager la surface permettait de refaire le feu et de le rallumer de toute sa force.

Lorsque les côtés étaient pleins

Et si la place venait à manquer ? La michna traite aussi ce cas : "im ein hatsedadim mahzikin, sodrin otam bassovev al hakévech". Lorsque les bords ne pouvaient tout contenir, les kohanim disposaient ce qui restait sur le sovev, la corniche qui faisait le tour du mizbéah, à l'endroit où le kévech, la rampe, le rejoint. Là encore, ce n'était qu'un lieu d'attente, le temps que le feu en dessous soit correctement remis en ordre et que les morceaux puissent être replacés.