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Taharos, chapitre 6, michna 7 : la vallée en saison sèche et en saison des pluies

Taharos, chapitre 6, michna 7. Ce chapitre s'attache à définir quels endroits sont considérés comme un rechouss harabim (domaine public) et quels endroits sont un rechouss hayahid (domaine privé), puisqu'un sfeik toumah est déclaré tahor dans le domaine public et tamei dans le domaine privé. Un thème est déjà apparu : un seul et même lieu peut porter deux classifications à la fois, privé quant à Chabbos et public quant à la toumah. La raison en est que les deux systèmes reposent sur des fondements différents : les domaines en matière de toumah sont dérivés de la parachah de la sota, si bien que ce qui compte est l'isolement et non la propriété ou les murs. Un endroit à l'écart est un rechouss hayahid ; un endroit où les gens vont et viennent sans cesse est un rechouss harabim, car ce n'est pas là un cadre où l'on pourrait soupçonner une femme d'adultère. Notre michna montre à présent qu'un seul et même lieu peut même changer de classification au fil des saisons.

La bik'ah

« Habik'ah » : la vallée, cette étendue familière de terres cultivées à découvert qui revient tout au long du Chas. La michna enseigne que son statut dépend de la période de l'année.

« Bimos hahamah, rechouss hayahid l'Chabbos ourechouss harabim l'toumah » : durant la saison sèche, quand tout le monde est dehors dans les champs à semer et à travailler, c'est un domaine privé quant à Chabbos et un domaine public quant à la toumah. Notons que le terme rechouss hayahid est employé ici de manière large ; à strictement parler, une telle étendue est un karmelis, que les 'Hakhamim traitent comme un domaine public pour Chabbos, alors que selon la Torah ce n'est pas un rechouss harabim. Quant à la toumah, en revanche, il s'agit clairement d'un domaine public, car un champ rempli de travailleurs qui circulent est tout sauf un lieu caché et à l'écart.

« Ouvimos haguechamim, rechouss hayahid l'kah oul'kah » : mais durant la saison des pluies, c'est un domaine privé pour les deux aspects. Pour Chabbos, cela va de soi, et cela vaut désormais aussi pour la toumah et la taharah, car en cette saison peu de gens sortent travailler la terre, et la vallée devient ce genre d'étendue vide et isolée qui répond à la définition d'un domaine privé.

Ainsi, une même vallée donne des conclusions opposées dans un cas de sfeik toumah selon le calendrier : durant les mois ensoleillés, le doute est tranché avec indulgence, comme dans un rechouss harabim, et durant les mois de pluie, il est tranché avec rigueur, comme dans un rechouss hayahid.