Taharos, chapitre 10, michna 6. Tout ce chapitre a traité des raisins, du vin et du pressoir, ainsi que des manières dont un liquide peut transmettre la toumah au vin. Notre michna se termine par un cas de doute : quelque chose de minuscule, passé inaperçu, est peut-être tombé dans le vin, et peut-être pas.
Le cas
La michna dit : "Mi shehayah omeid oumedaber al sefas habor", un homme se tenait debout et parlait au bord de la fosse à vin. Le Bartenoura précise que cette fosse est construite en plâtre, et qu'une fosse plâtrée n'est pas elle-même susceptible de recevoir la toumah ; la question ne porte donc que sur le vin qui s'y accumule.
"Venitzah tzinorah mipiv", et pendant qu'il parlait, un jet de salive a jailli de sa bouche. Si cet homme est tamé, sa salive transporte la toumah avec elle. Si nous l'avions vue tomber dans les raisins, la chose serait claire : le vin serait tamé. Si nous l'avions vue tomber en dehors de la fosse, il serait tout aussi clair que le vin reste tahor.
La décision
Mais notre cas n'est ni l'un ni l'autre. "Safek higui'a labor, safek lo higui'a", il y a un véritable doute : la salive a-t-elle atteint la fosse ou non ? Et la michna tranche : "sefeko tahor", dans un doute de ce genre, le vin est tahor. Nous supposons que la salive a très probablement frappé le rebord extérieur de la fosse plutôt que d'aller jusque dans le vin lui-même.
Une conclusion discrète pour ce chapitre, et un rappel de la façon dont les halachos de toumah et de taharah traitent un doute : là où rien de certain n'a été établi, nous n'allons pas chercher la toumah.