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Parah, chapitre 12, michna 7 : les mains tamé et la rigueur de la 'hatas

Parah, chapitre 12, michna 7. Ce chapitre traite de l'aspersion des mé 'hatas, les eaux de la para adouma, ainsi que des rigueurs inhabituelles qui s'appliquent à tout ce qui touche à la 'hatas. Notre michna passe de l'ezov et de l'eau à la personne elle-même : qu'advient-il d'un homme qui s'était préparé en taharah pour la 'hatas, et dont les mains sont ensuite devenues tamé ?

Le cas

La michna dit : « Hatahor le'hatas chenitme'ou yadav », celui qui est tahor pour la 'hatas et dont les mains sont devenues tamé. Les mains peuvent contracter la toumah par elles-mêmes de plusieurs manières. Il a pu toucher un objet qui est richon letoumah, un premier degré de toumah, lequel rend tamé les mains qui le touchent. Ou bien il a manipulé des kisvé hakodech, des écrits saints, dont les 'Ha'hamim ont décrété qu'ils rendent les mains tamé, une toumas yadayim qui n'est que miderabbanan.

La décision

Dans les lois ordinaires de la toumah, un tel cas laisse les mains tamé tandis que le reste du corps demeure tahor. Il n'en va pas ainsi pour la 'hatas. La michna tranche : « nitma goufo », tout son corps est devenu tamé. La toumah qui ne s'était posée que sur ses mains est considérée, à l'égard de la 'hatas, comme si elle avait saisi l'homme tout entier, et il n'est plus apte à s'occuper des mé 'hatas.

Et jusqu'à cent

La michna poursuit : « oumetamé es 'havéro, ve'havéro es 'havéro, afilou hein mé'ah ». Étant devenu tamé de tout son corps, il transmet désormais cette toumah à son compagnon qui était tahor pour la 'hatas, rendant tamé le corps entier de ce dernier ; ce deuxième homme la transmet à un troisième, et ainsi de suite, même à travers cent hommes. Nous retrouvons ici la grande 'houmra de la 'hatas : la toumah se transmet de l'un à l'autre sans jamais rien perdre de sa force, quelle que soit la longueur de la chaîne.

L'enseignement de la michna est de montrer jusqu'où s'étend la rigueur de la Torah au service de la para adouma. Une toumah qui, ailleurs, resterait limitée aux mains d'un homme, et qui, dans l'un des cas, n'est au départ qu'une toumah rabbinique, suffit ici à le disqualifier entièrement et à disqualifier tous ceux qui le touchent après lui.