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Parah, chapitre 6, michna 5 : une eau qui n'est jamais entrée dans un keli

Parah, chapitre 6, michna 5. Ce chapitre traite des différentes manières dont l'eau destinée aux mei chatas peut être rendue inapte, et notre michna examine un cas où l'eau n'a en réalité jamais été recueillie comme il faut.

« Hamafné ess hamayim lessoc'h haguass o lessoc'h haguévim, pessoulim lezavim, velimtzoraïm, oulekadech bahen mei chatas, mipnei chelo nitmelou bic'hli » : quelqu'un a détourné le cours d'une source et l'a conduit dans un pressoir à vin ou dans des fosses et des citernes. Cette eau est possoul pour la purification d'un zav, pour celle d'un metzora, et pour sanctifier l'eau du chatas, puisqu'elle n'a pas été recueillie dans un keli.

La raison devient évidente dès qu'on se rappelle l'exigence de base. L'eau destinée à ces usages doit être recueillie dans un keli, un récipient. Ici, l'homme a creusé un canal depuis la source et a dirigé l'eau vers un pressoir ou vers des citernes, interrompant ainsi son cours naturel, de sorte que l'eau s'est arrêtée dans quelque chose qui n'est pas du tout un récipient. Un pressoir taillé dans le sol et des fosses creusées dans la terre ne sont tout simplement pas des kelim. Par conséquent, cette eau ne sert à rien, ni pour un zav, ni pour un metzora, ni pour la sanctification des mei chatas.

Peu importe que l'eau provienne véritablement d'une source et qu'elle soit arrivée directement de celle-ci jusqu'à ces endroits. L'eau de source est justement ce que ces purifications réclament, mais une eau vive ne suffit pas à elle seule : il faut encore qu'elle soit puisée dans un récipient. Si le pressoir et les citernes avaient eu le statut de kelim, l'eau qui s'y trouve aurait effectivement été valable, puisqu'elle venait de la source. Mais ce ne sont pas des récipients, et l'eau qu'ils contiennent ne pourra donc jamais être sanctifiée comme mei chatas, car la sanctification exige un keli.