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Para, chapitre 7, michna 3 : sanctifier d'une main et travailler de l'autre

Para, chapitre 7, michna 3. Ce chapitre traite de la mela'ha qui gâte l'eau de la para adouma. L'eau puisée pour les mé 'hatas exige une attention entière : si celui qui s'en occupe se détourne vers un autre travail, l'eau devient invalide. Notre michna dégage un principe central : la mela'ha d'un homme ne gâte que sa propre eau. L'eau qui appartient à autrui n'est pas touchée par ce qu'il fait de son autre main.

Commençons par un homme dont les deux mains sont occupées au même instant. La michna dit : "Hamekadech be'a'hat yado", il jette les cendres sur l'eau, accomplissant le kidouch, avec une seule main, et pendant ce temps, "ve'ossé mela'ha be'a'hat yado", sa seconde main est occupée à un travail sans rapport. Qu'advient-il de l'eau ? La michna répond par une distinction. "Im lo, passoul" : si l'eau lui appartient, elle est gâtée, car une mela'ha a accompagné le maniement de ses propres mé 'hatas. "Ve'im le'a'her, kacher" : si l'eau est la propriété d'un autre homme, le kidouch reste valable, car le travail d'une personne ne peut gâter une eau qui ne lui appartient pas.

Cas suivant : "Hamekadech lo oule'a'her", il accomplit le kidouch pour lui-même et pour un autre homme. Ici la décision se dédouble : "chelo passoul vechel a'her kacher", l'eau qui est la sienne est invalide, tandis que celle de son compagnon demeure valable. Là encore la même mesure s'applique : la mela'ha qu'il a faite en même temps que sa propre sanctification gâte ce qui lui appartient et laisse intact ce qui appartient à autrui.

Et le dernier cas. "Hamekadech lichnayim ke'e'had" décrit un homme qui sanctifie l'eau pour deux autres personnes en un seul acte, et le verdict est "chnéhem kechérin", les deux quantités d'eau sont aptes. Le raisonnement découle directement de ce qui précède : pas une goutte de cette eau n'est la sienne, si bien que son occupation avec la seconde portion ne peut gâter la première, ni l'inverse. La règle qui aurait gâté une eau qui lui appartient n'a plus à quoi se rattacher lorsque les deux parties qu'il sert sont d'autres hommes.

La michna trace ainsi une ligne nette. L'invalidation par la mela'ha est une affaire privée : elle s'attache au propriétaire de l'eau et à personne d'autre. Lorsqu'un homme travaille uniquement pour le compte d'autrui, même simultanément et même avec les deux mains occupées, les mé 'hatas qu'il prépare sont aptes.