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Para, chapitre 11, michna 3 : un gâteau de figues de terouma tombé dans les mei 'hatas

Para, chapitre 11, michna 3. Notre chapitre traite des mei 'hatas, l'eau dans laquelle les cendres de la para adouma ont déjà été mélangées, ainsi que de la relation délicate, à double sens, entre cette eau et tout ce qui entre en contact avec elle. Les mei 'hatas ont le pouvoir de rendre une personne tamé, et ils peuvent eux-mêmes devenir invalides. Notre michna présente un cas inhabituel qui met en scène les deux versants de cette relation : un aliment de terouma qui tombe dans l'eau, que l'on en retire, et que l'on mange.

Le texte

Le sujet de la première proposition est un gâteau de figues : « Dveila chel terouma », une galette de figues pressées ayant le statut de terouma. Sa mésaventure est décrite ensuite : « chenafal letokh mei 'hatas », elle est tombée dans l'eau de 'hatas. Puis : « ounetala va'akhala », quelqu'un l'a retirée de l'eau et l'a consommée.

À partir de là, la michna divise le cas selon la mesure. « Im yech ba kabeitsa » : si le gâteau atteint le volume d'un œuf, alors « bein temea bein tehora », quel qu'ait été son statut avant la chute, tamé ou tahor, le résultat est le même : « hamayim temeïn », l'eau contracte la toum'a, « veha'okhla 'hayav mita », et celui qui a mangé le gâteau est 'hayav mita.

La mesure inverse donne un verdict partagé. « Ein ba kabeitsa » : lorsque le gâteau n'atteint pas le volume d'un œuf, « hamayim tehorin », l'eau n'est pas affectée et demeure tehora, et pourtant « veha'okhla 'hayav mita », celui qui l'a mangée est malgré tout 'hayav mita. Tout cela est enseigné par le Tana Kama.

Une objection suit. « Rabbi Yossé omer : bitehora, hamayim tehorim. » Rabbi Yossé soutient que si le gâteau était tahor au moment où il est tombé, l'eau ne subit rien et reste tehora.

Un second cas, distinct, vient clore la michna. « Hatahor le'hatas » : celui qui a atteint le niveau élevé de tahara exigé de quiconque manipule l'eau de la para adouma (dans toutes ces discussions, il s'agit de kohanim), « chehikhnis rocho veroubo », qui a plongé sa tête et la plus grande partie de son corps « letokh mei 'hatas », dans l'eau de 'hatas elle-même, « nitma », il contracte la toum'a.