Para, chapitre 5, Michna 2. Ce chapitre traite des récipients utilisés pour la préparation des eaux de la 'hatas, ces eaux dans lesquelles on dépose les cendres de la Para Adouma. Notre michna s'occupe d'un détail qui surgit après l'immersion d'un récipient dans le mikvé : l'eau qui reste accrochée à sa paroi intérieure.
La Michna enseigne : "Hamatbil kli le'hatas bemayim che'einan re'ouyim lekadech, tsarikh lenagev" : celui qui plonge un récipient destiné à la 'hatas dans une eau impropre au kidouch, l'acte de sanctification, est tenu d'essuyer ce récipient. "Bemayim chehem re'ouyim lekadech, eino tsarikh lenagev" : si l'immersion a eu lieu dans une eau propre au kidouch, aucun essuyage ne lui est demandé. "Im lehossif letokho mayim mekoudachim, bein kakh oubein kakh tsarikh lenagev" : mais si l'intention est de verser dans ce récipient de l'eau déjà sanctifiée par les cendres, l'essuyage est requis dans les deux cas.
Dans quelle eau a-t-il été plongé ?
Il s'agit d'un récipient préparé pour la 'hatas, destiné à être rempli d'eau puis sanctifié avec les cendres de la Para Adouma. Avant son utilisation on le plonge, et la question porte sur la nature de l'eau dans laquelle il a été plongé.
S'il a été plongé dans une eau qui n'est pas apte à la sanctification des eaux de la 'hatas, c'est-à-dire de l'eau ordinaire de mikvé et non de l'eau puisée à une source, le résidu resté à l'intérieur du récipient pose problème, et il doit sécher le récipient avant de l'employer.
Si en revanche l'immersion s'est faite dans une eau elle-même apte à la sanctification, de l'eau de source, rien de gênant n'adhère aux parois du récipient, et il n'a nullement besoin de le sécher.
Lorsqu'on y ajoute de l'eau sanctifiée
La dernière clause est plus exigeante. Si ce récipient est préparé pour recevoir de l'eau déjà sanctifiée par les cendres, versée en lui depuis un autre endroit, alors quelle que soit l'eau de l'immersion, apte ou inapte, le récipient doit d'abord être séché.
Le message de la Michna est bien dans l'esprit des lois de la 'hatas : même quelques gouttes restées au fond d'un récipient sont pesées avec soin, car la pureté et l'intégrité des eaux de la 'hatas dépendent de détails qui passeraient inaperçus partout ailleurs.