Nidda, chapitre 6, michna 4. Alors que ce chapitre approche de sa fin, la michna énonce une série de règles par paires, toutes construites sur le même modèle : ce qui remplit les conditions d'une première halakha remplit automatiquement celles d'une seconde, tandis que l'inverse n'est pas toujours vrai. Notre michna applique ce modèle à deux sortes de toum'a qu'un objet peut recevoir.
La michna déclare : « Kol hamitamé midras, mitamé tmé meis. » Tout ce qui est susceptible de devenir tamé par midras, c'est-à-dire lorsqu'une personne tamé marche dessus ou y fait reposer son poids, est également susceptible de devenir tamé par la toum'a qui provient du contact avec un cadavre, la toum'as meis.
La michna ajoute ensuite la seconde moitié de la paire : « Véyèch mitamé tmé meis véèno mitamé midras. » Il existe des objets qui deviennent bel et bien tamé par contact avec un mort, et pourtant ces mêmes objets ne sont pas du tout soumis à la toum'a de midras.
La relation ne fonctionne donc que dans un seul sens. La réceptivité au midras entraîne avec elle la réceptivité à la toum'as meis, de sorte qu'un objet inclus dans la première catégorie est automatiquement inclus dans la seconde. Mais un objet peut très bien appartenir à la catégorie des choses qui reçoivent la toum'as meis sans appartenir à celle des choses qui reçoivent le midras.
Telle est la structure de notre michna : une liste est entièrement contenue dans l'autre, et la liste plus large de la toum'as meis englobe des objets que la liste plus restreinte du midras n'atteint pas.