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Nidda, chapitre 9, Michna 1 : le linge de bedika laissé sous l'oreiller

Nidda, chapitre 9, Michna 1. Notre michna poursuit le sujet du sang qui apparaît dans un endroit où il n'a pas nécessairement pu venir du corps de la femme. Ici, la question porte sur un linge de bedika, un ed, qui a servi à un examen interne puis a été mis de côté, et sur la forme de la tache que l'on y découvre plus tard.

Voici la situation que la michna nous présente. Un ed, le linge avec lequel l'examen a été fait, avait été laissé "nassoun ta'has hakar", posé sous l'oreiller, et ensuite "nimtsa alav dam", du sang y a été découvert. Imaginons une femme qui s'est examinée avec ce linge, que ce soit avant d'être avec son mari ou après qu'ils aient été ensemble, puis qui l'a glissé sous son oreiller. Lorsqu'on regarde le linge quelque temps plus tard, il y a du sang dessus.

La décision dépend entièrement de la forme de la marque. "Agol, tahor" : si la tache est ronde, elle reste tehora. "Mahou'h, tamé" : si la tache est étirée, allongée ou de forme ovale, elle est temea.

Le raisonnement suit le principe déjà établi au sujet des taches : une marque ronde peut être attribuée à un pou. Un petit insecte pouvait très bien se trouver sous l'oreiller, et lorsqu'il a été écrasé, son sang a laissé cette marque sur le linge. Selon cette hypothèse, rien n'est sorti de son corps ; le sang vient du pou écrasé. Cette attribution ne vaut cependant que pour une marque ronde, puisque c'est la forme que laisse un insecte écrasé. Dès lors que la tache est allongée ou ovale, on ne peut plus la mettre sur le compte du pou, et elle est temea.

La michna signe cette halakha par une attribution : "Divré Rabbi Eliézer", cet enseignement appartient à Rabbi Eliézer "bar Rabbi Tsadok", c'est-à-dire le fils de Rabbi Tsadok.