Negaïm, chapitre 3, Mishnah 6. Notre chapitre énumère les six sortes de negaïm : quatre qui atteignent une personne, un qui apparaît sur un vêtement et un qui apparaît dans une maison. Après avoir traité les negaïm de la chair ordinaire, puis ceux qui se développent sur un furoncle ou une brûlure (chekhin et mikhvah), la Mishnah passe aux negaïm qui se trouvent dans les parties du corps couvertes de poils.
Dans son introduction à ces mishnayos, le Rambam appelle ce groupe nigueï haroch vehazakan, les negaïm de la tête et de la barbe. L'Écriture, et la Mishnah après elle, emploient un autre terme : hanessakim. D'où la précision par laquelle le Rav ouvre son commentaire : un nega qui apparaît sur le crâne ou dans la barbe porte le nom de nessek.
Deux semaines et deux signes
La Mishnah enseigne : « Hanessakim metam'in bichneï chavou'os ouvichneï simanim : besse'ar zahov dak ouvefissayon. » Les nessakim rendent une personne tameh au cours d'une période de deux semaines, et par le moyen de deux signes : un poil d'un or fin, et l'extension.
Deux semaines : c'est le cadre habituel des negaïm qui atteignent une personne. Un seul cas s'en écarte, le nega qui se développe sur un furoncle ou une brûlure, chekhin et mikhvah, dont le hessguer se limite à une seule semaine. Les nessakim, eux, relèvent du schéma ordinaire des deux semaines.
À quoi ressemble un nessek
La nature de ce nega mérite un instant d'attention. Un nessek est un changement de couleur dans une zone couverte de poils, et il ne se limite pas aux huit apparences enseignées au premier chapitre, à savoir les quatre degrés de blanc allant de l'éclat de la neige jusqu'à la teinte la plus pâle, semblable à une membrane, ainsi que leurs mélanges rougeâtres. Dans les zones pileuses, une décoloration d'autres couleurs peut également constituer un nessek, même si là aussi ce sont les huit mar'os que l'on rencontre habituellement. La toumah d'un nessek ne dépend nullement de la nuance, mais des deux simanim que la Mishnah nomme : un poil situé dans la tache, qui était noir et a pris une couleur d'or fin, et l'agrandissement de la tache elle-même.
Quand chaque siman entre en jeu
La Mishnah poursuit : « Besse'ar zahov dak bit'hilah, ouvessof chavoua richon, ouvessof chavoua cheni, le'ahar hapetour. » Il y a quatre moments où le poil d'or fin transmet la toumah. Bit'hilah désigne le tout premier examen : le Rav écrit que si un poil doré se trouve déjà dans la zone décolorée lorsque la personne se présente pour la première fois devant le kohen, celui-ci la déclare aussitôt metzora mouhlat. À défaut, le poil peut apparaître à la fin des sept premiers jours de hessguer, ou à la fin des sept jours suivants. Et même après que le kohen l'a déclarée tahor, si un poil d'or fin fait son apparition plus tard, le'ahar hapetour, elle devient metzora mouhlat.
« Ouvefissayon bessof chavoua richon, bessof chavoua cheni, le'ahar hapetour. » L'extension, par définition, ne peut pas servir de siman lors du tout premier examen, puisqu'il n'existe aucune mesure antérieure à laquelle la comparer. Elle ne rend tameh qu'à la fin de la première période de sept jours, à la fin de la seconde, ou une fois que le kohen a déjà renvoyé la personne comme tahor.
Treize jours
La Mishnah conclut : « Oumetam'in bichneï chavou'os chehein chelochah assar yom. » Tout le déroulement du hessguer, qui s'achève soit par un petour, soit par la déclaration que l'homme est mouhlat, s'étend sur deux semaines, et ces deux semaines font treize jours, et non quatorze. La raison en est que le septième jour remplit deux rôles à la fois : c'est le jour du second examen du kohen, et il compte en même temps comme premier jour de la semaine suivante. Sept jours plus six autres donnent treize.