Negaïm, chapitre 6, michna 5. Ce chapitre traite des mesures du néga et de la mih'ya, cette parcelle de chair saine entourée par le néga. Une bahéress de la taille d'un guiss suffit à placer une personne en hesguer, et une mih'ya de la taille d'une adacha (une lentille) à l'intérieur de celle-ci constitue un simane de toum'a qui le rend mouh'late, à condition que la mih'ya soit mevoutsérèss, c'est-à-dire correctement entourée à l'intérieur de la bahéress. Notre michna débute par un cas où les deux mesures sont larges, et demande ce qu'il advient lorsqu'elles changent.
"Bahéress yétéra mikagriss ouva mih'ya yétéra mikaadacha" : une bahéress plus grande qu'un guiss, avec à l'intérieur une mih'ya plus grande qu'une adacha. Puisque la bahéress dépasse le chiour minimal, il y a largement assez de bahéress autour de la mih'ya, si bien que la mih'ya peut effectivement être mevoutsérèss, placée au centre du néga avec la mesure requise de bahéress de part et d'autre.
"Ravou o chénism'atou, teméïm" : si elles se sont agrandies, de sorte que la mih'ya demeure correctement entourée, ou si elles ont diminué jusqu'à revenir aux chiourim de base d'un guiss et d'une adacha, dans les deux cas il est tamé.
"Ouvilvad chélo yism'atou mikachiour" : à la seule condition qu'aucune des deux ne tombe en dessous de son chiour. Si la mih'ya devient plus petite qu'une adacha, il n'est plus mouh'late, mais on ne le renvoie pas pour autant chez lui sans plus : il reste une bahéress de la taille d'un guiss, et une bahéress d'un guiss à elle seule impose le hesguer.
C'est là tout le propos de la clause finale de la michna. Un agrandissement, dans un sens comme dans l'autre, ne détruit pas la toum'a, et une diminution ne la détruit pas non plus, pourvu que rien ne descende sous sa mesure : la bahéress ne doit pas devenir plus petite qu'un guiss, qui est le chiour du hesguer, et la mih'ya ne doit pas devenir plus petite qu'une adacha, qui est le chiour rendant le metsora mouh'late.