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Néguaïm, chapitre 9, michna 2 : qu'est-ce qu'un che'hin et qu'est-ce qu'une mikhva

Néguaïm, chapitre 9, michna 2. Ce pérek traite des néguaïm qui apparaissent sur l'emplacement d'une plaie ou d'une brûlure, et non sur une peau ordinaire. La michna précédente a enseigné la halakha : un tel néga, une baherès de la taille d'un gris qui s'est formée sur la fine membrane (mince comme la pellicule d'une gousse d'ail) qui recouvre la plaie au premier stade de sa guérison, ne se juge que par une seule semaine de hezguer, et ses simanim de touma sont deux poils blancs et l'extension. Notre michna vient maintenant définir les deux noms : quel genre de lésion s'appelle un che'hin, et lequel s'appelle une mikhva.

Les deux noms

Le Tiférès Yisroel, dans son Maré Kohen, d'après le Rambam, les décrit ainsi. Un che'hin, c'est une peau qui s'est abîmée soit à cause d'une toxine interne du corps qui a attaqué la chair à cet endroit, soit parce que la personne a reçu là un coup de bois, de pierre ou autre chose de semblable, de sorte que la peau a été blessée par le choc puis « nis'hamem betiv'o », s'est échauffée et enflammée d'elle même (une expression que Rachi emploie constamment dans le 'Houmach). Une mikhva, c'est une peau brûlée par le feu, par des braises ardentes, par du fer rougi, par de la cendre chaude, par de l'eau bouillante, ou par tout autre objet chauffé par un feu qu'un être humain a allumé, à la différence, par exemple, des sources chaudes de 'Hamé Tevéria.

Ézéhou hache'hin

« Lokoh bééts o beéven o beguéfès o be'Hamé Tevéria. » Il a reçu un coup de bois, ou de pierre, ou il a été blessé par le guéfès, les résidus des olives pressées, dont la pulpe dégage apparemment de la chaleur d'elle même, ou encore il s'est brûlé dans les sources chaudes de 'Hamé Tevéria, dont la chaleur provient d'une activité volcanique souterraine et n'est pas le produit d'un feu allumé par des hommes.

« Kol chééno ma'hmas hoéch, zéhou che'hin. » Telle est la règle qui gouverne tout : toute atteinte de la peau dont la cause n'est pas un feu d'origine humaine s'appelle un che'hin.

Ézohou hamikhva

« Nikhva bégah'alos o bérémets. » Une personne a été brûlée par des charbons ardents, ou par de la cendre encore chaude. Vient ensuite le principe qui définit la catégorie : « Kol chéhou ma'hmas hoéch, zou hi mikhva. » Partout où le feu est à l'origine de la blessure, que ce soit la flamme elle même ou une tolda, un objet que le feu a chauffé, la plaie qui en résulte porte le nom de mikhva.

Seule l'origine de la lésion sépare une catégorie de l'autre. Sur le plan halakhique, en revanche, les deux se comportent exactement de la même façon : le néga dont il est question est une baherès qui apparaît sur cette couverture ténue, pas plus épaisse qu'une pellicule d'ail, qui se forme sur le che'hin ou sur la mikhva lorsque la plaie commence tout juste à se refermer.