Middot, chapitre 3, mishna 7. Ce chapitre nous a conduits pas à pas à travers les mesures du Beit Hamikdach et de ses bâtiments, et voici que la Mishna nous amène à la grande porte qui ouvrait sur le Oulam, le vestibule du Heikhal. C'était l'ouverture la plus large et la plus haute de tout le Beit Hamikdach. Contrairement aux autres entrées, celle-ci n'était munie d'aucune porte. À leur place était suspendu un rideau d'une grande beauté.
La mishna commence : "Pitho chel Oulam", l'entrée du Oulam. Sa hauteur, "gavoha arbaïm ama", était de quarante amot, et sa largeur, "verohbo esrim ama", de vingt amot.
Les cinq poutres au-dessus de la porte
La mishna poursuit : "Vehamech malterahot", cinq poutres ornées, "chel milat", faites de chêne, "hayou al gabav", étaient placées au-dessus d'elle. Elles étaient disposées en étages dans la façade extérieure du Oulam, commençant là où s'arrêtait la porte et se poursuivant vers le haut, encastrées au niveau de la surface de la maçonnerie. Aucune d'elles ne supportait de charge : rien ne reposait sur elles et elles ne soutenaient rien. Leur rôle était purement décoratif.
Comment elles s'élargissaient
"Hatahtona odefet al hapetah", la poutre du bas dépassait l'entrée, "ama mizé veama mizé", d'une ama d'un côté et d'une ama de l'autre. Sa longueur totale atteignait donc vingt-deux amot.
"Chelemaala mimena odefet aleha", la poutre située plus haut dépassait celle qui se trouvait en dessous d'elle, là encore "ama mizé veama mizé", d'une ama de ce côté et d'une ama de l'autre. Sa longueur arrivait ainsi à vingt-quatre amot, et le même accroissement se répétait à chaque niveau, deux amot gagnées à chaque étage, produisant un dessin qui s'élargissait à mesure que le regard montait.
"Nimtseit haelyona chelochim ama." En progressant ainsi vers le haut, la poutre supérieure atteignait trente amot.
Les pierres qui les séparaient
"Venidbah chel avanim", une rangée de pierres, était posée "bein kol ahat veahat", entre chaque poutre et la suivante. Les pièces de chêne ne reposaient jamais directement l'une sur l'autre : la pierre s'interposait à chaque niveau, donnant à chaque poutre son propre encadrement.