Middot, chapitre 3, michna 6. Notre chapitre nous a fait parcourir la Azara et tout ce qui y était installé. La michna aborde maintenant deux sujets : le kiyor, le bassin servant aux ablutions, et l'escalier par lequel un kohen montait jusqu'à l'entrée du Heikhal.
Le kiyor était un grand récipient de cuivre qui contenait l'eau destinée au kidouch yadayim veraglayim. Un kohen y sanctifiait ses mains et ses pieds avant de commencer son service. Notre michna indique l'endroit précis du Beit Hamikdach où ce récipient était placé.
L'emplacement du kiyor
« Hakiyor haya bein haOulam velaMizbéa'h » : la place du bassin était l'espace dégagé qui séparait le Oulam, le vestibule dressé devant le Heikhal, du Mizbéa'h extérieur. Il n'était pourtant pas installé au milieu de cet espace. « Oumachoukh kelapei hadarom » : il était décalé vers l'extrémité sud.
La largeur de cet espace dégagé
« Bein haOulam velaMizbéa'h », poursuit la michna, « chtayim ve'esrim ama ». Mesurée sur l'axe est ouest, la portion qui séparait le vestibule de l'autel comptait vingt-deux amot.
« Ouchteim esré ma'alot hayou cham. » Dans cette portion se dressaient douze marches qui montaient vers l'entrée du Oulam. Les chiffres que la michna va donner totalisent dix-neuf des vingt-deux amot ; il restait donc trois amot de sol plat entre la marche la plus basse et le mur occidental du Mizbéa'h.
Le premier groupe de marches
« Roum ma'ala 'hatzi ama » : chaque marche s'élevait d'une demi-ama. « Vechil'ha ama » : la chil'ha, le giron sur lequel on posait le pied, avait une ama de profondeur. Quatre marches formaient le groupe inférieur. « Ama, ama, verovad chaloch » : la deuxième marche mesurait une ama, la troisième une ama, et la quatrième était un rovad, un large palier s'étendant sur trois amot.
Un schéma se dégage donc à mesure que l'on monte vers l'ouest : une ama de giron, encore une ama, encore une ama, puis une marche allongée qui fait office de palier de repos, large de trois amot.
Le deuxième groupe
« Ve'ama, ama, verovad chaloch » : le groupe intermédiaire suivait exactement le même plan, avec trois marches au lieu de quatre. Une marche d'une ama, une deuxième d'une ama, puis un rovad atteignant trois amot de largeur.
Le groupe le plus élevé
« Veha'elyona », le groupe le plus haut : « ama, ama, verovad arba ». Ici, il y avait cinq marches. La première mesurait une ama, de même que la deuxième, la troisième et la quatrième, tandis que la cinquième était un rovad de quatre amot. En additionnant les trois groupes, les douze marches occupaient dix-neuf amot d'est en ouest.
« Rabbi Yehouda omer » : la version de Rabbi Yehouda pour le groupe supérieur est « ama, ama, verovad 'hamech ». Lui aussi y compte cinq marches, exactement comme le Tana Kama, et ne s'écarte de lui que sur un seul chiffre : quatre marches d'une ama chacune, puis un rovad final de cinq amot au lieu de quatre.
Selon le calcul de Rabbi Yehouda, l'escalier occupait donc vingt des vingt-deux amot, de sorte qu'il ne restait pas plus de deux amot de sol plat devant la marche la plus basse, contre la face occidentale du Mizbéa'h.