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Middot, chapitre 4, michna 5 : la rampe en colimaçon et l'étage supérieur

Middot, chapitre 4, michna 5. Notre chapitre a décrit le bâtiment du Heikhal de l'extérieur vers l'intérieur : ses portes, ses murs, et les trois niveaux de cellules (ta'im) qui l'entouraient au nord, à l'ouest et au sud. La michna aborde à présent une question pratique. Le Heikhal était une construction élevée, et les toits ont besoin d'être entretenus. Comment les kohanim montaient-ils là-haut ?

La rampe en colimaçon

« Oumessiba hayta ola mikéren mizra'hit tsefonit lekéren tsefonit ma'aravit » : une rampe en colimaçon s'élevait depuis l'angle nord-est du bâtiment du Heikhal, au niveau du sol, jusqu'à l'angle nord-ouest. « Chebah hayou olim legagot hata'im » : c'est par cette rampe que l'on montait aux toits des cellules, et de là que l'on s'occupait des réparations nécessaires.

La michna retrace maintenant le trajet, étape par étape. « Haya olé bamessiba oufanav lema'arav » : on effectuait la montée le visage tourné vers l'ouest. « Hilekh al kol pené hatsafon » : on parcourait ensuite toute la façade nord du bâtiment, « ad chehou magia lama'arav », en poursuivant jusqu'à atteindre l'extrémité occidentale.

« Higia lama'arav, hafakh panav ladarom » : arrivé à l'ouest, on pivotait pour faire face au sud. « Hilekh al kol pené ma'arav ad chehou magia ladarom » : de là, on traversait les toits des cellules qui longeaient le mur occidental, en continuant jusqu'à ce que l'angle sud se présente devant soi.

« Higia ladarom, hafakh panav lemizra'h » : au sud, on se tournait une troisième fois, le visage désormais vers l'est. « Haya mehalekh badarom », on avançait vers l'est le long de la portion sud, « ad chehou magia lepit'ho chel aliya », jusqu'à se trouver devant l'entrée de la chambre haute. « Chepit'ho chel aliya patoua'h ladarom » : cette entrée s'ouvrait vers le sud. Une échelle montait du sol jusqu'à cet endroit, et par elle on parvenait à la fois au toit et à l'aliya du Heikhal.

L'étage supérieur

Suivent plusieurs détails sur l'aliya, la chambre haute du Heikhal. « Oufit'ho chel aliya », à son entrée, se trouvaient « chté kelonassot chel érez », deux poutres de cèdre attachées l'une à l'autre de manière à former ensemble une échelle. « Chebahen hayou olim legago chel aliya » : grâce à elles, on montait sur le toit qui surplombait cette chambre.

« Verachei fispassin mavdilin ba'aliya » : les extrémités de poutres de bois faisaient saillie des murs nord et sud à l'intérieur de la chambre haute, « ben hakodech ouven kodech hakodachim », indiquant où s'arrêtait l'espace situé au-dessus du Kodech et où commençait celui situé au-dessus du Kodech Hakodachim. De tels repères étaient nécessaires, car la zone se trouvant directement au-dessus du Kodech Hakodachim possédait une sainteté propre, et l'on n'y marchait pas à la légère. On y entrait une fois tous les sept ans, et seulement pour vérifier si quelque chose avait besoin d'être réparé. Quant au Kodech Hakodachim lui-même, en bas, on n'y pénétrait qu'une seule fois par an, à Yom Kippour, et par le Kohen Gadol uniquement.

Faire descendre les artisans

« Veloulin hayou petou'hin ba'aliya levet kodech hakodachim » : des ouvertures étaient aménagées dans le sol de cette chambre, donnant accès, vers le bas, au Kodech Hakodachim. « Chebahen hayou mechalchelin ète haoumanim », par elles on faisait descendre les ouvriers, « betévot », enfermés dans des caisses, « kedé chelo yazounou énéhem », afin qu'ils ne tirent aucun plaisir des yeux, « mibet kodché hakodachim », de la splendeur de ce lieu, le plus saint de tous.

Il est interdit de tirer profit du spectacle de cette chambre. Aussi, plutôt que de laisser un ouvrier en parcourir l'intérieur du regard, on plaçait la caisse exactement au-dessus de l'endroit à réparer et on l'y descendait, sa vue se limitant à la petite surface qui se trouvait devant lui. Il effectuait sa réparation puis on le remontait, sans que rien de plus du Kodech Hakodachim n'ait été vu.