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Middot, chapitre 1, Michna 2 : le responsable du Har Habayit et le garde endormi

Middot, chapitre 1, Michna 2. La première michna de la massekhet énumérait les vingt-quatre postes de garde tenus par les kohanim et les Leviim qui veillaient sur le Beit Hamikdash pendant toute la nuit. Notre michna pose maintenant la question qui vient naturellement ensuite : qui surveillait les gardiens ? La réponse est qu'un officier était désigné pour cela, et la Michna décrit à la fois ses tournées nocturnes et les pouvoirs dont il disposait lorsqu'il trouvait un garde endormi à son poste.

L'inspection de la nuit

La michna commence par nommer l'homme responsable : le « Ich Har Habayit », l'officier à qui était confié le mont du Temple. Sa pratique, selon les mots de la michna, était qu'il « haya mehazer », il faisait le tour de l'enceinte chaque nuit, en passant « al kol michmar oumichmar », d'un poste de garde à l'autre, pour vérifier que chaque homme affecté à une position s'y tenait effectivement.

« Va'avoukot dolkin lefanav. » Des torches brûlaient dans leurs supports le long de son parcours et éclairaient le chemin devant lui. Il ne s'agissait pas seulement d'un éclairage pratique : c'était une marque d'honneur rendue à l'officier pendant son inspection.

« Chalom alekha »

« Vekhol michmar che'eino omed. » Un garde avait le droit de s'asseoir pendant son tour de garde. Mais dès que l'officier approchait, il devait se lever par respect. Si un garde restait assis à son arrivée, l'officier ne présumait pas immédiatement le pire.

La michna rapporte ses paroles : « omer lo », il s'adressait à lui en lui offrant la salutation « chalom alekha », que la paix soit sur toi. Parler à l'homme assis avait un but précis. Cela le réveillait et lui laissait la possibilité de répondre. Peut-être était-il affaibli ; peut-être son attention s'était-elle égarée et n'avait-il pas remarqué que l'officier était devant lui. On le juge d'abord favorablement, et on attend d'entendre une réponse.

Lorsque le garde dormait

« Nikkar chehou yachen. » Si aucune salutation ne venait en retour et qu'il devenait clair que l'homme dormait pendant son service, l'officier agissait. « Hovto bemaklo », il le frappait avec son bâton.

Au-delà du coup, la michna accorde une possibilité supplémentaire : « Ourechout haya lo », l'officier avait l'autorisation, « lisrof et kessouto », de mettre le feu au vêtement du garde endormi, s'il estimait qu'une mesure plus forte s'imposait. La sanction correspond à la faute avec une certaine précision. Ce manteau était précisément ce qui protégeait l'homme du froid de la garde nocturne, et le confort qu'il procurait est exactement ce qui l'a entraîné dans le sommeil. Ce qui a causé la faute est ce qu'il a perdu.

Le bruit dans la cour

« Vehem omrim, mah kol ba'azara ? » Les habitants des environs du Beit Hamikdash entendaient l'agitation dans la nuit et se demandaient les uns aux autres : quel est ce bruit qui vient de la cour ? D'où viennent tous ces cris ?

Leurs voisins pouvaient leur donner la réponse : « kol ben Levi lokeh », c'est la voix d'un Levi qui reçoit des coups, « ouvegadav nisrafim, cheyachan lo al michmaro », et ses vêtements qui partent en flammes, parce que le sommeil l'a saisi à son poste.

Le témoignage de Rabbi Eliézer ben Yaakov

La michna ne laisse pas la chose à l'état de règle théorique. Elle se conclut par le témoignage d'un témoin. Rabbi Eliézer ben Yaakov rapporte : « pa'am ahat », il y eut un incident, « matze'ou et ahi imi », on trouva le frère de sa mère, son propre oncle, « yachen », endormi à l'heure même où il devait monter la garde, « vesarfou et kessouto », et son vêtement fut brûlé.

La règle n'était pas une simple menace sur le papier. Elle était appliquée dans les faits, et la famille de Rabbi Eliézer ben Yaakov l'a su de première main.