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Keilim, chapitre 19, Mishna 9 : un coffre qui s'ouvre sur le côté

Keilim, chapitre 19, Mishna 9. Notre mishna s'intéresse à un coffre en bois dont l'ouverture ne se trouve pas sur le dessus mais sur le côté, et demande quels types de toum'a un tel coffre est susceptible de recevoir.

Venons-en à la règle elle-même. « Teiva shepit'ha mitsida », un coffre dont l'ouverture a été percée dans la paroi latérale, est, enseigne la mishna, « temé'a midras », et tout autant « temé'at met » : la toum'a du piétinement comme la toum'a d'un cadavre peuvent le saisir. Comparons avec un coffre dont l'ouverture est tournée vers le haut. Là, seule la toum'a de cadavre est possible, car le panneau supérieur est précisément le couvercle qu'il faut soulever chaque fois qu'on veut atteindre le contenu, et un panneau de ce genre n'a jamais été destiné à supporter le poids d'une personne. Notre coffre, c'est autre chose. Puisqu'on y accède par la paroi, une personne peut s'asseoir sur la surface supérieure sans que le coffre cesse de fonctionner comme récipient. Servant à la fois de siège et de contenant, il compte comme un keli fabriqué pour s'asseoir, et la toum'at midras s'applique donc aussi à lui.

Rabbi Yossé pose des limites à cela. « Amar Rabbi Yossé, eimataï ? » Dans quelles conditions un coffre de cette forme reçoit-il la toum'at midras en plus de la toum'a de cadavre ? Seulement « bizman she'eina guevoha assara tefa'him », tant qu'il n'atteint pas dix tefa'him de haut, « o she'ein la lizbaz » d'un tefa'h, ou lorsqu'aucun rebord d'un tefa'h ne court le long de son bord supérieur. La raison : un coffre qui atteint dix tefa'him est trop haut pour servir de siège confortable, et les gens n'ont pas l'habitude de s'asseoir sur une telle chose. Et un rebord d'un tefa'h autour du bord supérieur blesse celui qui essaie de s'y asseoir, de sorte que la surface ne convient pas à cet usage. Dans les deux cas, le coffre n'est pas un objet destiné à s'asseoir, et la toum'at midras n'a pas de prise sur lui.

La mishna poursuit avec deux cas de coffre brisé. « Nif'hata milema'la », s'il s'est brisé par le haut, c'est-à-dire que la surface qui le recouvre a cédé, alors « temé'a toum'at met » : il reste susceptible de recevoir la toum'a de cadavre, puisqu'il peut encore contenir et ranger des objets, mais il ne peut plus recevoir la toum'at midras, car il ne reste plus rien sur quoi s'asseoir.

« Nif'hata milemata », s'il s'est brisé par le bas, dans le fond du coffre, il y a une controverse. « Rabbi Meïr metamé » : Rabbi Meïr soutient qu'il peut encore recevoir la toum'at midras, puisque sa surface supérieure est intacte et qu'une personne peut s'y asseoir. En revanche, il ne peut plus recevoir la toum'a de cadavre, car avec un fond brisé il ne peut plus servir de contenant pour y ranger des choses.

« Va'ha'hamim metaharin », les 'Ha'hamim déclarent qu'il est entièrement tahor, pas même susceptible de recevoir la toum'at midras. Leur raisonnement : « mipné shebatla ha'ikar batla hatefela », dès lors que la fonction principale a disparu, la fonction secondaire disparaît avec elle. Le rangement est ce pour quoi ce coffre a été essentiellement fabriqué, et s'y asseoir n'est qu'un usage secondaire qui accompagne l'usage principal. Une fois que le fond brisé a privé le coffre de sa fonction principale, la fonction subordonnée ne peut subsister par elle-même, et le coffre ne garde plus aucune susceptibilité à la toum'a.