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Horayot Chapitre 2, Michna 4: cas de prescription positive et négative concernant le Temple et la nidda

Poursuivons l'explication des principes que nous avons étudiés, et déterminons dans quels cas ils s'appliquent au Sanhédrin. Nous nous arrêterons d'abord sur les commandements qui comportent à la fois une prescription positive et une prescription négative, et pour lesquels, même si le tribunal a rendu une décision erronée, on n'apporte pas le taureau de la faute cachée. Il s'agit des questions relatives au Temple, dans lesquelles celui qui a agi par inadvertance est tenu d'apporter un korban ole veyored (sacrifice à taux variable) et non un chatat fixe.

Prescriptions positive et négative concernant le Temple :

  • Prescription négative : l'impur qui entre dans le Temple. S'il agit délibérément, sa peine est le karet, aussi lui est-il interdit d'entrer ; mais s'il agit par inadvertance, il n'est pas tenu d'apporter un chatat fixe, seulement un korban ole veyored. C'est pourquoi il n'y a pas d'obligation d'apporter le taureau de la faute cachée pour une décision erronée en cette matière, ni non plus le taureau particulier du kohen machia'h.

  • Prescription positive : celui qui apprend qu'il est impur doit sortir de la cour par le chemin le plus court et le plus direct, et non par un chemin détourné. Et si le Sanhédrin a décidé par erreur qu'il devait sortir par un chemin détourné, bien que ce soit une décision erronée, il n'y a pas ici de faute cachée. De même, le kohen machia'h qui a rendu pour lui-même une telle décision et est sorti par le long chemin n'apporte pas le taureau particulier, car il n'y a pas ici de chatat fixe mais seulement un korban ole veyored.

De là découle aussi la loi du doute : une personne qui ne sait pas si elle est entrée dans le Temple en état d'impureté, par exemple s'il y avait deux sentiers devant elle et qu'elle ne se souvient plus par lequel elle a marché, ou qui ne sait pas si elle est sortie par le chemin direct ou non, n'apporte pas d'acham talouy (sacrifice de culpabilité en suspens).

La raison en est la suivante : la règle veut que là où la certitude entraîne un chatat fixe, on apporte pour le doute un acham talouy, sacrifice qui protège et garantit la personne jusqu'à ce que la chose s'éclaircisse, si tant est qu'elle s'éclaircisse un jour, en cas de faute avérée. Mais cette loi ne s'applique pas au korban ole veyored. Et puisque celui qui entre dans le Temple en état d'impureté par inadvertance apporte un ole veyored, on n'apporte pas d'acham talouy pour son doute.

Prescriptions positive et négative concernant la nidda :

La michna poursuit et enseigne qu'il existe un commandement comportant à la fois une prescription positive et une prescription négative, et dont la loi est pourtant différente : il s'agit de la nidda. Si le tribunal a rendu une décision erronée et que toute la communauté a agi selon sa décision, on apporte le taureau de la faute cachée, et dans le cas approprié douze taureaux au nom de la communauté ; il en va de même pour le kohen machia'h qui a rendu pour lui-même une décision erronée. Et même dans le doute, s'il ne sait pas si la chose s'est produite ou non, il apporte un acham talouy. La raison de tout cela est la même : celui qui a des relations avec une nidda délibérément a pour peine le karet, et par inadvertance il est tenu d'un chatat fixe.

Comment peut-il y avoir une prescription positive en matière de nidda ?

Termes de la michna : "oumitsvot lo taasse chelo yavo el hanidda" - c'est là l'aspect négatif du commandement : l'interdiction générale d'avoir des relations avec une femme qui est nidda, ce qui délibérément entraîne le karet et par inadvertance un chatat fixe. Et la prescription positive qu'il comporte est l'obligation de se séparer de la nidda.

Voici comment : si, au milieu de l'acte, on apprend que la femme est nidda, ou qu'elle est devenue nidda à ce moment-là, le mari n'a pas le droit de se retirer immédiatement, car un retrait immédiat comporte encore du plaisir. Il doit au contraire attendre de s'apaiser, que l'organe soit inerte et détendu, et alors seulement se retirer, afin de ne pas tirer de plaisir du retrait lui-même.

Il en ressort que s'il s'est retiré immédiatement, l'obligation susdite s'applique à lui : le karet s'il l'a fait délibérément, et un chatat s'il l'a fait par inadvertance. Voilà donc le scénario dans lequel il y a en matière de nidda une prescription positive et une prescription négative, et dans lequel le Sanhédrin peut être tenu d'apporter le taureau de la faute cachée ou les douze taureaux au nom de la communauté ; et de même le kohen machia'h, qui, s'il a rendu pour lui-même une décision erronée en cette matière et a agi selon sa décision par inadvertance, est tenu d'apporter le taureau particulier du kohen machia'h.