Erouvin, chapitre 1, michna 4. Dans la michna précédente, nous avons étudié la poutre, celle qui est posée dans la largeur de la ruelle au dessus de son entrée, ainsi que l'exigence qu'elle soit large d'un téfa'h, afin que l'on puisse y poser une brique (ari'ah), qui est une demi brique.
La délimitation de cette exigence dans notre michna :
La michna qui se présente à nous délimite cette exigence. Comme il a été dit dans la michna précédente, la poutre doit être suffisamment large pour recevoir une brique, dont la largeur est d'un téfa'h et demi, et de là on apprend qu'il suffit à la poutre elle même d'une largeur d'un téfa'h.
Deux conditions sont requises pour la poutre :
re'havah - large d'un téfa'h, afin de recevoir la brique.
beri'ah - forte et solide, capable de supporter le poids de la brique.
Le terme "bari" se rencontre dans notre langue pour décrire la santé (bri'out) des êtres humains, mais une poutre beri'ah signifie une poutre solide, faite d'un matériau suffisamment résistant pour soutenir la brique. Par conséquent, si la poutre est branlante, elle n'est pas valide, même si elle est large selon la mesure requise. La largeur ne suffit pas, la solidité est également requise.
L'opinion de Rabbi Yehouda :
Rabbi Yehouda est en désaccord et dit : dès lors que la poutre est "re'havah, af al pi che'ein beri'ah" - large, même si elle n'est pas solide, cela suffit pour qu'elle serve de poutre.
En résumé : dans cette michna, nous avons appris que la poutre requiert deux conditions, une largeur d'un téfa'h afin de recevoir une brique, et la solidité, c'est à dire une résistance suffisante pour porter le poids de la brique ; tandis que Rabbi Yehouda valide une poutre large même lorsqu'elle n'est pas solide.