Erouvin, chapitre 4, michna 3. La michna traite de celui qui est sorti hors des limites (te'houm) avec autorisation, c'est-à-dire de manière permise selon la halakha.
Quels sont les cas dans lesquels une personne sort avec autorisation ?
Celui qui sort pour témoigner qu'il a vu la nouvelle lune afin de fixer Roch 'Hodech : une chose pour laquelle il est permis de sortir.
Celui qui sort pour sauver des gens d'un incendie.
Celui qui sort pour sauver d'une troupe de pillards : des cas dans lesquels nos Sages ont permis de sortir en raison du danger, ou qui ont été ainsi établis par la halakha.
"Vé'amrou lo kevar na'assa ma'assé" - et on lui dit que l'affaire a déjà été réglée :
Après qu'il soit sorti, on lui fait savoir que la chose a déjà été traitée et qu'il n'y a plus besoin de lui : la troupe est passée, l'incendie a été éteint, d'autres ont déjà témoigné au sujet de Roch 'Hodech et l'ont sanctifié. Bien qu'en règle générale celui qui sort hors des limites n'ait droit qu'à quatre coudées, ici, puisqu'il est sorti avec autorisation, les Sages ont dit qu'il dispose de "alpayim ama lekhol roua'h" - deux mille coudées dans chaque direction à partir de l'endroit où il a appris qu'il n'y avait plus besoin de lui.
"Im haya betokh hate'houm - keïlou lo yatsa" - s'il se trouvait à l'intérieur des limites, c'est comme s'il n'était pas sorti :
Et si, malgré sa sortie de son te'houm d'origine, les nouvelles deux mille coudées mesurées à partir de l'endroit où il se tient recouvrent les deux mille coudées d'où il est sorti, on le considère comme s'il n'était pas sorti du tout. Il peut retourner dans sa ville d'origine et être comme l'un des habitants de cette ville, qui dispose de deux mille coudées dans chaque direction à l'extérieur de la ville.
"Kol hayots'in lehatsil 'hozerin limkoman" - tous ceux qui sortent pour sauver retournent à leur place :
La michna explique que le fondement de cet allègement est déduit d'un autre allègement que nous trouvons : quiconque sort hors de son te'houm pour sauver autrui a le droit de retourner à sa place. Et dans le détail : même s'ils sont sortis avec leurs armes, il leur est permis de revenir et de les rapporter avec eux. Nous voyons donc que lorsqu'il s'agit de gens qui sortent pour sauver des vies, les Sages allègent dans une large mesure, jusqu'à permettre le retour avec les armes.
En résumé : en vertu de cet allègement, on lui a permis deux mille coudées à partir de l'endroit où il a appris qu'il n'y avait plus besoin de lui ; et tant que ces deux mille coudées recouvrent ses deux mille coudées d'origine, il a le droit de retourner à l'intérieur de la ville et d'y être comme l'un de ses habitants, et de recevoir deux mille coudées à partir de la limite de la ville.