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Houlin, Chapitre 2, Michna 1 : Quelle portion des simanim faut-il couper

Houlin, chapitre 2, michna 1. Après avoir traité, dans le premier chapitre, de la question de savoir qui est apte à accomplir la chehita, la Michna se tourne maintenant vers l'acte lui-même : quelle portion du cou doit effectivement être coupée pour que la chehita soit valable. Notre michna fixe les mesures de base, en distinguant l'oiseau de l'animal, et se termine par un cas qui concerne les korbanot.

« Hachohet ehad baof ouchnayim babehema, chehitata kechera. »

Le gosier d'un oiseau contient deux simanim, la trachée (le conduit de l'air) et l'œsophage (le conduit de la nourriture), et celui qui abat un oiseau en tranchant l'un ou l'autre a accompli une chehita valable. Pour un animal, la règle est plus stricte : les deux simanim doivent être coupés. Pour un oiseau, un seul siman suffit.

Les 'Hakhamim expliquent qu'il s'agit là d'un bedieved, d'un constat après coup. Idéalement, celui qui abat un oiseau doit viser à trancher les deux conduits. Mais si, en fin de compte, un seul d'entre eux a été coupé, la chehita n'est pas invalidée et l'oiseau est cachère.

« Veroubo chel ehad kamohou. »

Dans les deux cas, pour l'oiseau comme pour l'animal, couper la majeure partie d'un conduit a le même statut que de le couper entièrement. Il n'y a aucune obligation de trancher le conduit d'un bout à l'autre. Dès lors que la plus grande partie en a été coupée, la chehita est valable.

La Michna passe maintenant à une question connexe : le sang de la bête abattue, que la Torah nous interdit de consommer.

« Rabbi Yehouda omer : ad chéyichhot et haveridin. »

Rabbi Yehouda enseigne que même là où la chehita d'un oiseau a été accomplie de façon parfaitement correcte, l'oiseau ne peut être mangé avant que les veridin, les grands vaisseaux sanguins du cou (les artères carotides), n'aient été coupés afin que le sang s'écoule.

Pourquoi cette question est-elle soulevée précisément à propos de l'oiseau ? Pour les animaux ordinaires, les procédés habituels du salage et du rôtissage font sortir le sang. Un oiseau, en revanche, est généralement cuit ou rôti entier, de sorte que le salage et le rôtissage ne parviendront pas à extraire tout le sang qui se trouve à l'intérieur. Il faut donc ouvrir les veridin pour que le sang puisse s'écouler. En pratique, cela doit être fait au moment même de la chehita, afin que le sang ne se coagule pas dans les vaisseaux.

Il convient de noter que l'ouverture des veridin n'a pas besoin d'être accomplie à la manière d'une chehita. On peut simplement les percer, ou faire couler le sang par n'importe quel moyen. Cela ne fait aucunement partie de l'acte de chehita ; cela se déroule seulement au même moment.

« Hatsi ehad baof veehad vahatsi babehema, chehitata pessoula. »

Voici maintenant le cas inverse. Un oiseau dont l'unique siman n'a été coupé qu'à moitié, ou un animal dont le premier siman a été entièrement tranché mais dont le second n'a été coupé que jusqu'à son milieu, n'a pas été abattu validement. La moitié n'est pas une majorité, et tout ce qui est en deçà de la majorité ne compte absolument pour rien dans la coupure. L'exigence est de cinquante et un pour cent, et cinquante ne suffira pas.

« Rov ehad baof verov chenayim babehema, chehitata kechera. »

Lorsque la majeure partie de l'unique siman a été tranchée chez un oiseau, ou la majeure partie de chacun des deux simanim chez un animal, la chehita est valable. Mais cela n'a-t-il pas déjà été enseigné ? La Michna y revient parce qu'elle parle désormais des korbanot.

On aurait pu raisonner ainsi : le but d'un korban est l'aspersion du sang sur le mizbéah. Si tel est l'objectif tout entier, peut-être faut-il trancher les conduits de part en part, pour que le sang s'écoule le plus librement possible. La Michna nous apprend qu'il n'en est rien. Même dans le cas d'un korban, couper la majeure partie de chaque conduit suffit.