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24 Tevet

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La trente-cinquième "chambre" du palais du Hayom Yom.

Vendredi 24 Tevet 5703.

Leçons: 'Houmach, Chemot, chichi, avec le commentaire de Rachi.

Tehilim, 24 du mois, du chapitre 113 jusqu'au chapitre 118 inclus.

Tanya, on commence le chapitre 13, à partir du mot "ouvezeh", jusqu'au passage qui se termine par les mots "ha'hochech kanal".

L'enseignement du jour comporte deux parties. Dans la première, le Rebbe se réfère à la date du 24 Tevet, qui est une date 'hassidique, et transmet une information sur son contenu, ce sont les deux premières lignes. Le Rebbe dit ce qu'est le 24 Tevet: "Histalkout de l'Admour haZaken au village de Piena, à l'issue du Chabbat Kodech parachat Chemot, 5573, et il repose dans la ville de Haditch". Disons quelques mots sur ce point.

Tout d'abord, l'appellation "Admour haZaken", que nous avons déjà rencontrée au 2 Kislev. Il est intéressant de considérer les trois appellations des trois premiers Rebbeim, Admour haZaken, Admour haEmtsa'i et Admour haTsema'h Tsedek, appellations qui ne sont nées qu'après leur histalkout, et ce n'est qu'à l'époque du Tsema'h Tsedek, après son histalkout, que furent fixées les appellations "Admour haZaken", "Admour haEmtsa'i" et "Admour haTsema'h Tsedek".

Quelle est la raison de ces appellations? L'Admour haTsema'h Tsedek est appelé du nom de son ouvrage, imprimé pour la première fois après son histalkout. L'Admour haEmtsa'i: puisque le Tsema'h Tsedek était le troisième et l'Admour haZaken le premier, il se trouve qu'il était celui du milieu (haEmtsa'i). Et l'Admour haZaken: "zaken" ne renvoie pas à l'âge, mais au fait qu'il exerça la fonction de Rebbe pendant le plus grand nombre d'années par rapport à ces générations. L'Admour haZaken fut nassi un peu plus de quarante ans, l'Admour haEmtsa'i quinze ans, et l'Admour haTsema'h Tsedek un peu plus de trente-huit ans. Après l'histalkout du Tsema'h Tsedek, lorsqu'on fit le bilan des trois générations précédentes, il apparut que le premier, l'Admour haZaken, avait été nassi le plus grand nombre d'années, et c'est pourquoi il est appelé "Admour haZaken", le Tsema'h Tsedek du nom de son ouvrage, et l'Admour haEmtsa'i comme nous l'avons dit.

Quoi qu'il en soit, son histalkout eut lieu au village de Piena. Le déroulement des faits, comme on le sait, est que l'Admour haZaken partit à cause de la guerre qui eut lieu entre les Russes et les Français. La veille de Roch 'Hodech Elloul, il partit avec les membres de sa maison vers un endroit nommé Krasna, où ils ne demeurèrent qu'une semaine, puis ils fuirent devant les Français et il fut ballotté sur les routes, jusqu'à ce qu'ils arrivent, avec l'aide du Ciel, la veille du Chabbat parachat Vayichla'h, au village de Piena. Et depuis la veille du Chabbat parachat Vayichla'h, il y demeura jusqu'à son histalkout, à l'issue du Chabbat parachat Chemot.

L'Admour haTsema'h Tsedek décrit l'histalkout dans une lettre qui figure comme première lettre de ses Igrot Kodech, et il précise exactement l'heure: à l'issue du Chabbat, à dix heures et demie, la nuit du 24 Tevet. Voici ses termes: "c'est alors que fut emporté l'aron hakodech, la lumière d'Israël, le machia'h de Hachem, et qu'il fut appelé à la yechiva d'en haut". C'est ainsi que l'Admour haTsema'h Tsedek décrit l'histalkout de son grand-père, l'Admour haZaken.

Il y a ici un point très intéressant que le Rebbe a écrit une fois dans une note, à propos du fait que l'on précise que l'Admour haZaken quitta ce monde à l'issue du Chabbat Kodech. Le Rebbe demande: il existe apparemment une expression dans la Guemara, "celui qui meurt la veille de Chabbat, c'est un bon signe pour lui; celui qui meurt à l'issue du Chabbat, c'est un mauvais signe pour lui". Si tel est le cas, selon les termes de la Guemara, celui qui quitte ce monde à l'issue du Chabbat, "c'est un mauvais signe pour lui", alors pourquoi précise-t-on au sujet de l'Admour haZaken qu'il quitta ce monde à l'issue du Chabbat Kodech? Apparemment, la mention de cette date n'ajoute rien à son honneur.

Et le Rebbe explique une chose merveilleuse: si l'on regarde la qualité personnelle de l'homme, ce qui est bon pour lui et ce qui est un bon signe pour lui, alors en effet, celui qui meurt la veille de Chabbat, c'est un bon signe pour lui, car la raison en est qu'il entre immédiatement dans le repos, et sur le plan personnel il est mieux pour lui que ce soit la veille de Chabbat. Mais, dit le Rebbe, on sait, comme l'écrit l'Admour haZaken lui-même dans le Tanya, que le jour et l'instant de l'histalkout d'un tsadik sont, pour les 'hassidim et pour les brebis de son troupeau, un temps de révélation d'un et ratsone très grand, et cela donne une force immense aux brebis de son troupeau et à ses 'hassidim dans leur avodah.

L'Admour haZaken dit de lui-même qu'il ne regarderait pas son bien personnel; s'il avait cherché son propre bien, il aurait fait en sorte que son histalkout ait lieu la veille de Chabbat. Mais il pensa aux brebis de son troupeau, et dit que lorsqu'on entre, à l'issue du Chabbat, dans les jours de la semaine, il faut des forces particulières. C'est pourquoi il renonça à l'avantage personnel d'une histalkout la veille de Chabbat, et dit qu'il voulait être avec ses 'hassidim et leur donner de la force au moment où ils entrent dans les jours de la semaine: leur bien était plus grand à ses yeux que son propre bien. Et c'est là l'accent mis ici, en précisant qu'il quitta ce monde à l'issue du Chabbat Kodech, ce qui souligne la grandeur de l'ahavat Israël du Rebbe pour ses 'hassidim, puisqu'il renonce à son propre avantage afin de donner de la force aux 'hassidim; car c'est précisément lorsqu'on entre dans les jours de la semaine, au début de la semaine, qu'il faut davantage de forces. C'est pourquoi on souligne ce point.

Dernier point: son histalkout eut lieu, comme nous l'avons dit, au village de Piena, mais il repose dans la ville de Haditch. Pourquoi ne fut-il pas enterré au village de Piena lui-même, à l'endroit de son histalkout? Parce qu'au village de Piena il n'y avait aucun cimetière, et le cimetière le plus proche se trouvait à Haditch. On le transporta alors sur un traîneau à neige, c'était en Tevet, en hiver, du village de Piena jusqu'à Haditch, une distance de trois cents kilomètres. Pendant trois cents kilomètres, on conduisit le corps saint de l'Admour haZaken du village de Piena jusqu'à Haditch, où se trouvait un cimetière juif, et c'est là qu'il repose. Et dans les récits 'hassidiques sont rapportés bien des miracles qui eurent lieu au cours de ce transport, mais ce n'est pas ici le lieu de développer; il s'agit seulement de mentionner ce que le Rebbe a mentionné ici dans le Hayom Yom.

Passons à la suite. Dans cette partie, le Rebbe rapporte une citation intéressante, et dit: "Aazmou"r [adoni avi zkeni mori verabi] demanda au Tsema'h Tsedek". "Aazmou"r" est l'acronyme de "adoni avi zkeni mori verabi" (mon seigneur, mon père, mon grand-père, mon maître et mon Rebbe), et celui qui parle est le Rebbe Rayats. Du point de vue du Rebbe Rayats, son père est le Rebbe Rachab et son grand-père est le Rebbe Maharach; il s'agit donc du Rebbe Maharach qui posa une question à son père, le Tsema'h Tsedek. Dans la source, il est décrit dans la si'ha que le Tsema'h Tsedek étudiait avec son fils de façon régulière, de temps à autre, et lors d'une de ces occasions où le Rebbe Maharach était assis avec son père le Tsema'h Tsedek, il lui posa une question.

Que demanda-t-il? En traduction: "Que voulait le grand-père", non pas seulement "voulait" au sens simple, mais quel était son plan d'action, quelle était sa direction, où voulait-il en venir "dans les voies de la 'hassidout" qu'il instaura, "et que voulait-il avec la 'hassidout". Et pourquoi posa-t-il précisément au Tsema'h Tsedek une question sur l'Admour haZaken? On sait que, bien qu'entre l'Admour haZaken et le Tsema'h Tsedek il y eut un autre Rebbe, l'Admour haEmtsa'i, le Tsema'h Tsedek recevait directement de l'Admour haZaken; car, comme on le sait, l'Admour haZaken éleva le Tsema'h Tsedek depuis sa petite enfance, depuis l'âge de trois ans, et il reçut vraiment directement de lui. C'est pourquoi le Rebbe Maharach interrogea son père directement au sujet de l'Admour haZaken: quelle était sa direction et que voulait-il, puisque toi tu sais certainement, tu l'as connu et tu l'as entendu.

Et le Tsema'h Tsedek lui répondit: "Les voies de la 'hassidout". Qu'est-ce que "les voies de la 'hassidout"? Comme nous le verrons tout de suite, c'est la force donnée pour réussir dans la 'hassidout, et cela vient comme introduction. "Elles sont que les 'hassidim soient comme une seule famille, selon la Torah, dans l'amour". Le but est que tous les 'hassidim soient comme une seule famille, vivant selon la Torah dans l'amour, que tous les 'hassidim soient ensemble. Voilà "les voies de la 'hassidout", et c'est la direction qui aide, en plus de l'ahavat Israël elle-même, que tous les 'hassidim soient ensemble comme une seule famille.

Et sur la 'hassidout elle-même, il répondit: "La 'hassidout est vitalité - faire entrer la vitalité et éclairer tout". Par la 'hassidout, l'Admour haZaken voulait faire pénétrer la vitalité et éclairer tout. Comme l'expression que nous connaissons déjà depuis le début du Hayom Yom, la 'hassidout est "la lumière et la vitalité de notre âme": la 'hassidout est vitalité et la 'hassidout est lumière. L'Admour haZaken voulait donc, par la 'hassidout, faire pénétrer la vitalité et éclairer tout. C'est ce que le Tsema'h Tsedek dit à son fils.

Dans la source, dans la si'ha, il est écrit que le fils demanda à son père: tout? Cela veut dire tout, même ce qui n'est pas bon? [Ici, dans le Hayom Yom, ce n'est pas écrit sous forme de question et réponse mais d'un seul trait, mais dans la source il lui demanda: tout, même ce qui n'est pas bon?]. Et la réponse: "y compris ce qui n'est pas bon", oui, il faut aussi éclairer ce qui n'est pas bon, tout. Et que signifie éclairer ce qui n'est pas bon, puisque ce n'est pas bon? C'est-à-dire: "reconnaître l'état du mal dans son âme", éclairer ce qui n'est pas bon, l'identifier et reconnaître ce qui n'est pas bon en toi tel qu'il est. Et quel est le but? "Afin de le corriger": lorsque tu l'identifieras, tu sauras le corriger et le rendre comme il convient.

Il y a ici un développement dont le Rebbe a parlé une fois. L'idée d'éclairer tout nous est déjà connue depuis le Baal Chem Tov: le célèbre enseignement du Baal Chem Tov selon lequel même le corps, qui est "l'âne de celui qui te hait" ('hamor sonaècha), il ne faut pas le briser mais servir Hachem avec lui. Mais il y a ici un ajout: non seulement avec le corps, mais même avec ce qui n'est pas bon, même avec le mal, car même dans le mal il y a une étincelle qu'il est possible d'en extraire et de transformer en bien, de le corriger et de faire techouva à son sujet.

Et si l'on demande comment nous réussirons, comment l'on peut confier une mission aussi lourde et aussi responsable à chaque 'hassid, la réponse est: s'il y a "les voies de la 'hassidout", si l'on vit ensemble dans l'amour. Nous connaissons déjà l'enseignement que nous avons lu il y a quelques jours dans le Hayom Yom, où le nassi disait que lorsque deux 'hassidim se trouvent ensemble, ce sont deux âmes divines face à une seule âme animale; et ici il ne s'agit pas seulement de deux, mais de l'ensemble des 'hassidim ensemble dans l'amour, et donc, face à chaque âme animale, se tient tout un bataillon qui vient en aide. Ce n'est déjà plus sa force personnelle, mais une force si grande qu'avec elle la réussite est assurée: éclairer tout, et même ce qui n'est pas bon, et transformer tout en bien.

Et nous terminerons ici par le point que nous avons mentionné, à savoir que dans le parcours du Hayom Yom il y a, à certaines périodes, des allusions au déroulement des livres du Rambam. Nous avons déjà dit que, depuis le 5 Tevet, a commencé l'allusion au premier livre du Rambam, Sefer haMada: depuis le 5 Tevet, pendant six jours jusqu'au 10 Tevet, il y avait chaque jour une allusion à d'autres halachot du Sefer haMada, dans l'ordre. Ensuite il y eut une interruption, du 11 Tevet jusqu'ici, jusqu'au 24 Tevet. Et maintenant, à partir du 24 Tevet, nous parlerons pendant quelques jours du deuxième livre du Rambam.

Quel est le deuxième livre du Rambam? Après le Sefer haMada vient le Sefer Ahava. Le Sefer Ahava commence par les halachot de kriat Chema, puis passe aux tefilines, au sefer Torah, aux berachot, etc., et se termine par les halachot de la mila. L'idée du Sefer Ahava est suggérée dans l'enseignement du jour. Où? Tout d'abord dans son nom même, "Sefer Ahava" (le livre de l'amour): l'enseignement de l'Admour haZaken était qu'il voulait, dans les voies de la 'hassidout, que les 'hassidim vivent ensemble dans l'amour, comme une seule famille dans l'amour, et cela fait allusion au Sefer Ahava.

Et il y a ici une allusion qui va jusqu'à la conclusion. La fin du Sefer Ahava, ce sont les halachot de la mila, et il est expliqué dans la dimension intérieure de la Torah que le sens de la brit mila est une lumière très grande qui se révèle lors de la brit mila, dont le propos est de corriger aussi ce qui n'est pas bon: retirer l'orla et corriger aussi ce qui n'est pas bon. Et c'est en fait ce que l'Admour haZaken disait vouloir avec la 'hassidout: éclairer tout, et éclairer aussi ce qui n'est pas bon, rendre l'homme circoncis et pur. Ainsi, dans cet enseignement il y a une allusion au Sefer Ahava jusqu'à sa conclusion, les dernières halachot qui sont les halachot de la mila. Et dans l'enseignement de demain ou d'après-demain, nous verrons une allusion aux halachot du milieu, de kriat Chema jusqu'à la fin des halachot de la mila, auxquelles il est fait allusion dans l'enseignement du jour.