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19 Tevet

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La trentième « pièce » dans le palais du Hayom Yom.

Dimanche 9 Tevet 5703.

Chiourim : ce jour-là, on commence l'étude d'un nouveau 'Houmach - le 'Houmach Chemot. Dimanche, première parachah avec le commentaire de Rachi.

Tehilim, 19e jour du mois, du chapitre 90 au chapitre 96 inclus.

Tanya, on commence ce jour-là le chapitre 12, qui débute par le mot « vehabeinoni », et l'on termine à la page 32 par les mots « kol yamav ». L'enseignement du jour est bref.

L'un des objectifs du sefer Hayom Yom est de transmettre l'institution du Rebbe Rayats concernant l'étude des trois chiourim quotidiens - 'Houmach, Tehilim et Tanya. L'institution du Tanya nous est donnée chaque jour, car le sefer haTanya a été réparti en portions quotidiennes pour la première fois par le Hayom Yom ; ainsi, chaque jour, le chiour quotidien de Tanya figurant en tête de page constitue cette transmission quotidienne. De plus, il y a au fil de l'année des enseignements qui viennent renforcer également le chiour quotidien de 'Houmach et le chiour quotidien de Tehilim, et notre enseignement du jour vient renforcer l'étude quotidienne du chiour de 'Houmach avec Rachi.

La source des propos que le Rebbe rapporte dans l'enseignement du jour est une si'ha prononcée par le Rebbe Rayats exactement un an auparavant, Chabbat parachat Chemot 5702. Le Rebbe Rayats ouvrit le farbrenguen en disant que les minhaguim en usage à Loubavitch ne sont pas seulement ceux qui se fondent sur la halakhah ou sur un hidour mitsvah - bien qu'il en existe aussi de tels - mais que dans les minhaguim particuliers pratiqués à Loubavitch se trouve une dimension spirituelle qui touche l'âme. Ces minhaguim, lorsqu'on les pratique, établissent la maison sur une base solide d'avodat Hachem et influencent tous les membres du foyer.

Il rapporte ensuite qu'il y a là des minhaguim qui concernent l'ensemble des 'hassidim, que tous doivent pratiquer, et des conduites personnelles de nos maîtres, les nessi'im eux-mêmes. Après cette introduction, il rapporte l'enseignement : dans l'enseignement lui-même, il y a une partie qui concerne tout le monde, et il dit ensuite que, dans cela même, il y a aussi quelque chose de propre à nos maîtres, les nessi'im.

Il semble que pendant de nombreuses années, depuis l'Admour HaZaken, cette pratique était le fait d'individus d'élite - non pas un minhag largement répandu chez tous les 'hassidim, mais une tradition transmise de génération en génération chez ceux des 'hassidim qui la connaissaient. Et de quoi s'agit-il ? « Parmi les 'hassidim de 'Habad, il est reçu de génération en génération l'institution de l'Admour HaZaken, d'étudier chaque jour une portion de 'Houmach avec le commentaire de Rachi tirée de la sidra [= parachah] de la semaine » - une institution qui a commencé depuis l'Admour HaZaken : étudier chaque jour la portion du 'Houmach avec le commentaire de Rachi de la parachah de la semaine. Cette institution avait donc déjà commencé avec l'Admour HaZaken, et le Rebbe Rayats lui a donné une force et une diffusion considérables.

Dans cette même si'ha, le Rebbe Rayats ajoute que chez nos maîtres, les nessi'im, il y avait aussi une conduite consistant à étudier, outre le commentaire de Rachi, un commentaire supplémentaire, et chaque année ils ajoutaient un autre commentaire - une fois le Even Ezra, une fois le Ramban, une fois le Or ha'Haïm. Il explique que le but de l'étude de ce commentaire supplémentaire est de s'unir à l'âme de ce commentateur, ce qui aide à étudier des choses justes. Il y a là des expressions très intéressantes, mais il s'agit d'une conduite personnelle de nos maîtres, les nessi'im ; tandis que la conduite qui concerne l'ensemble des 'hassidim, qui doit être celle de tous, est le minhag de l'étude du commentaire de Rachi.

L'idée d'étudier le commentaire de Rachi chaque jour figure en fait aussi dans le Choul'han Aroukh. Dans les halakhot traitant de « chenaïm mikra ve'e'had targoum » que l'on doit dire chaque semaine, il est écrit qu'un homme craignant le Ciel étudiera chaque semaine non seulement la parachah avec le targoum, mais y ajoutera également le commentaire de Rachi.

Le Rebbe Rayats rapporte cette halakhah et dit, à la fin de l'enseignement, dans la dernière phrase, d'une manière intéressante : c'est un minhag que non seulement les 'hassidim pratiquent, mais « ainsi ont également agi nos maîtres, les nessi'im des 'hassidim de 'Habad ». Et dès lors que les Rebbeïm l'ont pratiqué, il existe en halakhah la notion de « maassé rav » - une chose que le maître lui-même pratique reçoit une force halakhique d'un autre ordre ; et ici il s'agit d'un minhag que nos maîtres, les nessi'im, ont eux-mêmes pratiqué, et il oblige donc à coup sûr chaque 'hassid.

Au fil des années, le Rebbe a employé de nombreuses et merveilleuses expressions lors des farbrenguens, sur la mesure dans laquelle ce minhag influence la vie. Le Rebbe a même expliqué qu'il ne s'agit pas seulement d'étudier et de prononcer les mots de la portion quotidienne avec Rachi, mais surtout d'en tirer l'enseignement pratique - comme le dit la formule connue « vivre avec le temps », vivre avec la parachah de la semaine, et voir chaque jour comment vivre avec le contenu de la parachah.

Il y a une expression intéressante que le Rebbe écrivit en Eloul 5710 à un certain juif, et qui figure dans les Iguerot Kodech, tome 3. Le Rebbe lui écrit (à l'origine en yiddish, ici traduit) : « J'espère que lui et les membres de sa maison seront de bons réceptacles pour recevoir les bénédictions du Rebbe, matériellement et spirituellement ». Puis vient la conclusion intéressante : « Parmi les voies pour préparer les réceptacles et garder les chiourim que le Rebbe a donnés » - et la première chose qu'il énumère là : « chaque jour, une portion de 'Houmach avec le commentaire de Rachi » de la parachah de la semaine. Autrement dit, c'est un réceptacle par lequel on reçoit les bénédictions du Rebbe ; et bien entendu, il y a aussi les autres chiourim - Tehilim et Tanya.

Dans une autre lettre intéressante, un juif écrivit un jour au Rebbe qu'il veillait précisément à étudier le 'Houmach chaque jour, et il voulait se dispenser des autres chiourim en disant : « Je n'y arrive pas avec les Tehilim et le Tanya ». Le Rebbe lui répondit : que penses-tu, au bénéfice de qui les chiourim que le Rebbe a institués ont-ils été fixés ? Ils sont pour ton bien, et ils t'apportent le plus grand bien de la vie ; et si tu souhaites te libérer de l'obligation des chiourim quotidiens, sache que tu te libères aussi des bienfaits qu'ils t'apportent.

L'un ne va pas sans l'autre. Si tu veux recevoir toute l'abondance et tout le bien que ces chiourim apportent, il faut les vivre et y veiller - qu'aucun jour ne passe sans l'étude du chiour quotidien avec le commentaire de Rachi. Tel est le message que le Rebbe souhaite transmettre dans l'enseignement du jour.