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8 Tevet

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Le dix-neuvième "cheder" dans le palais du Hayom Yom.

Mercredi 8 Tevet 5703.

Cours : Houmach, Vayigach, quatrième lecture, avec le commentaire de Rachi.

Tehilim, 8 du mois, du chapitre 44 jusqu'au chapitre 48 inclus.

Tanya, on commence ce jour-là à étudier depuis le début du chapitre 7, à partir des mots "moach nefech" jusqu'à la page 22, aux mots "ouvatchou rabanan".

La courte leçon que nous étudions aujourd'hui provient des notes que le Rebbe a consignées en 5686, de ce qu'il avait entendu du Rebbe Rayats. Voici ce qui est écrit dans cette leçon : "Le Tsemach Tsedek" - le troisième Rebbe de Chabad - "ordonna à tous les melamdim qui enseignaient à ses petits-fils qu'en plus des études habituelles, ils étudient avec eux le peirouch hamiloth, le sens simple de l'ordre de la prière". C'est-à-dire, en plus des études habituelles que l'on fait avec chaque enfant selon son âge - les lettres, le Houmach et les Michnayot - que l'on étudie avec les enfants la signification des mots et leur sens simple, comprendre tout simplement le sens littéral de l'ordre de la prière et des mots.

Le Rebbe se réfère à cette leçon dans le Likoutei Si'hot, tome 2. Le Rebbe explique que le sujet de la prière est une chose merveilleuse que le Saint béni soit-Il nous a donnée : par la prière, nous pouvons recevoir toutes les choses dont nous avons besoin. Nous avons de nombreux sujets pour lesquels nous sommes dans le besoin, et le fait de prier nous donne l'occasion de demander au Saint béni soit-Il de nous accorder tout ce dont nous avons besoin. Et pour que la prière produise effectivement son effet, il faut connaître le sens de ses mots, et dès le plus jeune âge il faut connaître le sens des mots.

Et si l'enfant est si petit qu'il ne sait pas encore, ou n'est pas encore capable de comprendre le sens des mots, mais qu'on l'éduque déjà à la prière, le Rebbe dit qu'au minimum il doit comprendre le contenu de la prière, comprendre ce que l'on fait là ; car s'il n'y a aucune compréhension, ce n'est pas une prière.

Le Rebbe raconte au sujet du Rebbe Rayats, qui est l'arrière-petit-fils du Tsemach Tsedek, comment on se conduisit avec lui dans son enfance. Il raconte que lorsqu'il était enfant, avant même la bar-mitsva, son père, le Rebbe Rachab, le cinquième Rebbe, lui enseigna le peirouch hamiloth de toutes les prières : les prières de semaine, de Chabbat et de Yom Tov, la Haggadah de Pessa'h, et une partie importante des prières de Roch Hachana et de Yom Kippour. Encore enfant. Et il lui dit : "Prier sans savoir ce que l'on prie n'a aucun intérêt" : il faut comprendre ce que l'on dit.

Ainsi, enfant, avant la bar-mitsva, son père parcourut avec lui toutes les prières et les lui enseigna ; et après la bar-mitsva, il les parcourut avec lui une seconde fois. Ensuite, après la bar-mitsva, il lui enseigna le peirouch hamiloth selon la 'hassidout : il commença par "Modé ani", et lui expliqua chaque ligne et chaque verset selon la voie de la 'hassidout, en insistant particulièrement sur le "bekhen" de chaque chose, c'est-à-dire son "bepoal", sa mise en pratique.

Et combien de temps cela prit-il ? C'est intéressant, afin que nous saisissions la proportion dans l'explication selon la 'hassidout. Le Rebbe Rayats est né, comme on le sait, le 12 Tammuz, jour de son anniversaire, en 5640, et sa bar-mitsva eut lieu en 5653. Le Rebbe racontait que deux ans plus tard, en 5655, aux alentours de la période de son anniversaire, il en était arrivé avec son père à la ligne du "Lechem yi'houd" qui précède "Baroukh chéamar". Autrement dit, durant ces deux années, le père eut le temps de lui enseigner depuis "Modé ani" jusqu'au "Lechem yi'houd" qui précède "Baroukh chéamar".

Et lorsque le Rebbe Rayats raconte cela, il dit : "Un tel enseignant et un tel enseignement se gravent dans la tête, et demeurent dans le cœur comme un souvenir vivant durant des années". Cela se passait chez le Rebbe Rayats ; et ici nous parlons d'une époque bien antérieure : le Tsemach Tsedek lui-même dirigeait les melamdim qui enseignaient à ses petits-fils, pour qu'ils leur expliquent le peirouch hamiloth de chaque chose.

Et la fin de la leçon : "et une fois par mois, ils venaient chez le Tsemach Tsedek pour être examinés là-dessus". Une fois par mois, les petits-fils venaient chez leur grand-père, et il les interrogeait sur le peirouch hamiloth de la prière. Cette notion de faire la chose une fois par mois apparaît dans la Guemara en plusieurs endroits au sujet des Amoraïm qui révisaient leur étude, comme il est raconté au sujet de Rav Chéchet et d'autres, qui révisaient leur étude une fois par mois. On voit donc ici que le Tsemach Tsedek faisait cela une fois par mois : il appelait ses petits-fils et les interrogeait sur le peirouch hamiloth de la prière.

Pour conclure, nous avons vu les jours précédents que les enseignements du Hayom Yom ont commencé à correspondre à l'ordre des halakhot du Rambam. Nous avons parlé des halakhot correspondant aux Hilkhot Yessodei haTorah, et hier du sujet correspondant aux Hilkhot Deot du Rambam. Les halakhot suivantes dans le Rambam sont les Hilkhot Talmud Torah.

Et au début des Hilkhot Talmud Torah, chapitre 1, dès la deuxième halakha, le Rambam écrit : "Un homme est tenu d'enseigner au fils de son fils" : de même qu'un homme est tenu d'enseigner à son fils, il est tenu d'enseigner au fils de son fils, à son petit-fils. Et c'est exactement notre sujet dans cette leçon : le Tsemach Tsedek se souciait de l'éducation du fils de son fils, de ses petits-fils, pour qu'ils étudient comme il convient, et il les interrogeait lui-même une fois par mois sur leur étude. Voilà qui correspond vraiment aux halakhot du troisième sujet du Rambam, les Hilkhot Talmud Torah. Telle est la correspondance des halakhot quotidiennes. Voilà pour la leçon du jour.