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20 Nissan

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La quarante-neuvième "chambre" dans le palais du Hayom Yom.

Dimanche 20 Nissan, cinq jours du Omer, 5703.

Chiourim: Choumach, dimanche, Parachat Acharei-Mot, première section avec le commentaire de Rachi.

Tehillim, le 20 du mois, on récite du chapitre 97 au chapitre 103 inclus.

Tanya, ce jour-ci on continue le chapitre 42 que nous avons commencé la veille. Le chiour quotidien va du mot "Vechol zeh", page 118, jusqu'à la fin du passage sur la même page, "kemo chekatouv cham".

L'enseignement quotidien est tiré d'une siha racontée par le Rebbe Rayatz au sujet d'un repas de Pessa'h de l'année 5598, dans laquelle il a décrit une conduite liée à la fête de Pessa'h. Voici l'histoire: "Une fois, le Rav Haim Avraham, fils de l'Admour Hazaken, entra chez l'Admour HaEmtzaï" - qui était son frère - "pendant la fête de Pessa'h". Et pourquoi est-il entré? "Pour dire "Gout Yom-Tov"", pour lui souhaiter une bonne fête.

Dans cette même siha, le Rebbe Rayatz souligne qu'à Lioubavitch, on faisait particulièrement attention et on veillait scrupuleusement à honorer ses proches en leur disant "Gout Yom-Tov", et on se rendait chez tous les proches pendant la fête pour souhaiter à chacun "Gout Yom-Tov". Le Tsema'h Tsedek lui-même agissait ainsi, en rendant visite à tout le monde. Le Rebbe Rayatz raconte que le Tsema'h Tsedek, avant sa histalkout, avait atteint un âge avancé, et on venait alors le voir; et si une personne en particulier n'était pas venue, il demandait pourquoi elle n'était pas venue - ce qui montre à quel point on veillait sur ce point de se souhaiter mutuellement "Gout Yom-Tov" pendant la fête.

Et ici, le Rav Haim Avraham est entré chez son frère, l'Admour HaEmtzaï, pour lui souhaiter "Gout Yom-Tov", et à cette occasion, il a raconté que l'Admour Hazaken a dit au nom de son père: "Il raconta alors - le Rav Haim Avraham - que l'Admour Hazaken a dit: A Pessa'h, on n'honore pas  son prochain avec de la nourriture et de la boisson". C'est-à-dire que, puisqu'à Pessa'h il y a différents hidourim, et que certains observent certains hidourim et d'autres en observent d'autres, il n'y a pas besoin de mettre l'autre mal à l'aise à cause des hidourim de Pessa'h.

Et l'accent est mis dans les deux sens: d'une part, en ne le pressant pas avec un "viens manger", alors qu'il n'observe peut-être pas les mêmes rigueurs que toi; et inversement, s'il ne veut pas manger - ne pas lui en tenir rigueur de ne rien goûter. Il faut relâcher la pression dans ce domaine de la nourriture et de la boisson. "Cependant, se servir de sa propre initiative - est possible" - c'est-à-dire, permettre à celui qui le souhaite de se servir par lui-même; il faut donner la possibilité de se servir seul, mais ne presser personne de goûter à Pessa'h. C'est totalement une question de libre-service.

Et il y a l'histoire célèbre avec le Rav Meir Chlomo Yanovski, le grand-père du Rebbe, qui était le rabbin de Nikolaïev, comme on le sait. Lors d'un repas de brit - qui a eu lieu chez lui à l'occasion de la brit de son petit-fils, qui est le Rebbe, en 5632 - était présent le hassid Rav Acher Grossman, qui ne voulait rien goûter du repas, car il était très strict à Pessa'h de ne manger nulle part, même si c'était la maison du rabbin, et qu'apparemment "on peut s'appuyer sur le rabbin, le rabbin de la ville"; mais il ne voulait pas goûter.

Et l'histoire raconte que le rabbin de la ville, le Rav Meir Chlomo, lui a dit qu'en réalité, il aurait dû lui en tenir rigueur de ne rien goûter dans sa maison; mais il y eut toute une histoire, et puisque ce hassid l'avait sauvé - en récitant devant lui la célèbre lettre "Lehaskil Oulehavin" alors qu'il était plongé dans une profonde réflexion - il lui a dit: puisque tu m'as sauvé, je ne t'en tiens pas rigueur de ne rien goûter chez moi à Pessa'h.

En tout cas, on voit cette rigueur: il ne faut mettre personne mal à l'aise. A Pessa'h, il faut donner aux gens leur espace, et chacun agira selon ses coutumes et ses hidourim.