La « salle » trois cent soixante-troisième dans le palais du Hayom Yom.
Jeudi 27 Cheshvan 5704.
Cours : 'Houmach, Toldot, cinquième lecture, avec le commentaire de Rachi.
Tehilim, 27 du mois, on récite du chapitre 108 jusqu'au chapitre 112 inclus.
Tanya, on poursuit ce jour le Kountras Acharon - le deuxième passage du Kountras Acharon. Il commence à la page 306 par les mots « ayin Ets 'Haïm », et se termine à la page 154 par les mots « apayim kanoda ».
La citation du jour provient d'une lettre que le Rabbi Rayats écrivit à cette même date, le 27 Cheshvan - mais une année plus tôt, en 5697. Cette lettre est relativement longue, et elle est adressée à un 'hassid qui habitait alors à Petah Tikva, Rabbi Yehouda Shmotkin. La lettre aborde de nombreux sujets - presque chaque passage traite d'un sujet différent - et de fait, dans le sefer Hayom Yom, plusieurs enseignements proviennent de cette lettre : par exemple au 21 Shevat, au 22 Eloul et au 24 Tishrei - autant de dates dont les enseignements sont tirés de cette lettre. Et voici à présent le dernier enseignement tiré de cette même lettre.
À la fin de cette lettre, le Rabbi Rayats écrit à ce Juif combien il faut prendre garde de ne pas faire honte à autrui et de ne pas « le piquer avec les ongles » ; et de même lors des farbrengens, lorsqu'on veut faire une remarque à quelqu'un, il faut le faire de la manière qui convient - comme nous avons déjà eu un enseignement à ce sujet dans le Hayom Yom.
Puis le Rabbi Rayats conclut sa lettre et rapporte une histoire racontée par le 'hassid Rabbi Tsadok Na'houmkin, qui était de la ville de Homil, et qui avait entendu quelque chose du Rav tsaddik Rabbi Aïzik de Homil. Et c'est ici qu'apparaît l'enseignement - ce qu'il avait entendu de Rabbi Aïzik de Homil. Les propos sont écrits en yiddish, et nous allons les traduire.
Voici donc ce qu'il dit : « R. Aïzik Halevi de Homil raconta : lorsque je suis arrivé à Liozna » - lorsque Rabbi Aïzik vint chez l'Admour Hazaken, Liozna étant alors son lieu de résidence - « j'ai trouvé parmi les anciens 'hassidim ceux qui avaient été des 'hassidim du Rav haMaguid et du Rav hakadoch [le saint Rav] Rabbi Mena'hem Mendel de Horodok » - ils étaient encore les 'hassidim du Maguid et de Rabbi Mena'hem Mendel de Horodok - « oumargla befoumayhou », ils avaient coutume de répéter cette phrase.
Et que disaient-ils ? Il cite : « Aime un Juif - et Hachem yitbarakh t'aimera ; fais du bien à un Juif - et Hachem yitbarakh te fera du bien ; rapproche un Juif - et Hachem yitbarakh te rapprochera ». Et non pas simplement aimer, mais chérir et aimer d'un amour intérieur. Tel est l'enseignement.
À la fin de la lettre, le Rabbi Rayats ajoute que Rabbi Aïzik disait que les 'hassidim ont vécu avec cela pendant des dizaines d'années - alors qu'ils étaient 'hassidim du Maguid et 'hassidim de Rabbi Mena'hem Mendel de Horodok - jusqu'à ce que vienne l'Admour Hazaken, qui leur dit que tout cela n'est que le corps de la 'hassidout, et qui y insuffla une âme, y introduisit la compréhension et la saisie intellectuelle, et les plaça dans un rayon de lumière. La même ligne exactement, mais avec une âme. Voilà ce que l'Admour Hazaken a ajouté à cet enseignement.