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29 Adar II

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La cent-vingt-neuvième "chambre" dans le palais du Hayom Yom.

Lundi, 29 Adar II 5703.

Leçons : Houmach, Tazria, Cheni, avec le commentaire de Rachi.

Tehillim, 29 du mois ; comme il n'y a pas de 30ème jour ce mois-ci, on récite le 29 les leçons de Tehillim du 29 et du 30, allant ainsi du chapitre 140 jusqu'à la fin des Tehillim, le chapitre 150.

Tanya, aujourd'hui nous continuons le chapitre 39. La leçon commence par les mots "Begané tsimtsoum" à la page 104, et se termine à la page 53 par le mot "Avodatam".

L'enseignement quotidien tire son origine d'une lettre écrite par le Rebbe Rayatz le 4 Mena'hem-Av 5696. Dans cette lettre, une longue lettre, il cite une si'ha prononcée par son père, le Rebbe Rashab, à Sim'hat Torah 5654. Citons d'abord l'introduction, puis nous verrons la suite des propos dans l'enseignement quotidien.

Voici ce qu'a dit le Rebbe Rashab à Sim'hat Torah : "Maintenant c'est 'et 'hedvah' en haut", c'est-à-dire que c'est un moment de joie en haut. Le Saint, béni soit-Il, se réjouit avec Ses enfants assis à Sa table ; la Torah est la fille du Saint, béni soit-Il, et elle est fiancée au peuple d'Israël, comme il est écrit "Moracha kehillat Yaakov", et il est connu que nos Sages expliquent que "Moracha" vient de la même racine que Meorassa (fiancée).

Et lorsque les Juifs sont fiancés à la Torah, ils sont appelés "assis à la table de leur Père". Que signifie "assis à la table de leur Père" ? Cela signifie que le père donne à son fils, assis à sa table, tout ce dont il a besoin. De même, le Saint, béni soit-Il, dit au peuple d'Israël "Venatati gishmeikhem" ; que signifie "Venatati gishmeikhem" ? Le Saint, béni soit-Il, dit : Je vous donnerai votre matérialité, et vous, Mes chers enfants, vous transformerez la matérialité en spiritualité. Voici l'introduction, et la suite se trouve dans l'enseignement quotidien.

Et comme il est dit dans l'introduction : "Lors d'un farbrengen, mon père et maître [le Rebbe Rashab] a dit que le Saint, béni soit-Il, a créé le monde et toutes les choses matérielles du néant vers l'existence, et les Juifs doivent transformer le 'Yech' (l'existence) en 'Ayin' (le néant) ; la matérialité en spiritualité" ; nous devons prendre les choses matérielles et les transformer en choses spirituelles.

Quelle en est la signification, et comment y parvient-on ? Comme le Rebbe en a parlé lors de la si'ha du Chabbat Vayetze 5751, tout le but de cette descente immense, par laquelle le Saint, béni soit-Il, a fait descendre le Seder Hichtalchelout et a créé un monde matériel, comportant des mondes et des voiles (hestérim), etc., tout cela a pour but qu'un Juif surmonte tous ces mondes et ces voiles causés par la corporéité et la matérialité du monde, et qu'il établisse un foyer juif précisément dans ce monde matériel.

Le Rebbe a mentionné l'expression employée à propos de notre patriarche Yaakov, que son lit était complet, bien qu'il fût à 'Haran, chez Lavan l'Araméen, et c'est précisément là que tous ses enfants furent parfaits. Telle est l'avodah d'un Juif : se trouver au sein du monde matériel, parmi les mondes et les voiles, et, en y observant la Torah et les mitsvot, il révèle la lumière de son âme et agit pour transformer la matérialité en spiritualité.

Continuons avec l'enseignement. Le Rebbe Rashab conclut en disant que l'avodah consiste en "L'avodah qui réside dans la transformation de la matérialité en spiritualité, et de faire du matériel un keliy (récipient) pour le spirituel", c'est-à-dire faire du matériel un récipient capable de contenir la puissance spirituelle. Il semble que ce soit une grande avodah et une mission qui n'est pas simple.

Le Rebbe Rashab ajoute : "C'est une 'hovat gavra (obligation personnelle), à laquelle chacun en particulier est astreint". Cela ne signifie pas que le peuple d'Israël dans son ensemble le fera, mais c'est une avodah individuelle incombant à chacun. Personne ne peut dire "La chose sera accomplie par la collectivité, et si je ne le fais pas, rien ne changera". Ce n'est pas ainsi, c'est plutôt une "hovat gavra", une obligation personnelle imposée à chacun ; chaque Juif, de manière personnelle et individuelle, est obligé d'accomplir cette avodah, et personne ne peut dire "Je suis dispensé de la chose". Telle est l'intention ultime. C'est ici que se termine l'enseignement.

[Plus loin dans la lettre, il y a une suite à ce que le Rebbe Rashab a proclamé autour de ce point, et il s'est beaucoup étendu sur le sujet. Il convient de consulter la lettre à sa source].

Pour conclure, l'enseignement quotidien s'inscrit dans la séquence des sujets liés à l'ordre des livres du Yad Ha'hazakah du Rambam. Tous les jours précédents, nous nous trouvions dans le Livre des Zeraïm, et nous sommes déjà arrivés aux dernières lois. Jusqu'à présent, nous avons vu des enseignements liés aux lois des Kilaïm, des dons aux pauvres, des Teroumot et Maasserot, du Maasser Cheni et Neta Revai, ainsi que des Bikourim, ce qui figurait dans l'enseignement précédent.

Nous sommes arrivés aux dernières lois qui clôturent le Livre des Zeraïm, les lois de la Chemitah et du Yovel. Quel est le lien entre l'enseignement et les lois de la Chemitah et du Yovel ? Dans les deux dernières halakhot, tout à la fin des lois de la Chemitah et du Yovel, le Rambam déclare : la tribu de Lévi n'a pas reçu de part d'héritage en Terre d'Israël, car le Saint, béni soit-Il, l'a séparée pour Le servir, et elle est spirituelle et n'a pas besoin de vivre dans la matérialité du monde.

Et le Rambam poursuit : et ce n'est pas seulement la tribu de Lévi, mais tout homme, comme il est écrit ici dans l'enseignement, "chacun en particulier". Et selon les termes du Rambam : "Tout homme parmi les habitants du monde dont l'esprit le porte" (c'est-à-dire toute personne qui décide de se séparer et de se tenir devant D.ieu, qui n'est pas plongée dans la matérialité du monde mais l'utilise pour la divinité et veut être liée au Saint, béni soit-Il), "celui-ci est sanctifié comme le Saint des Saints", et il est comme la tribu de Lévi. C'est ainsi que le Rambam conclut les lois de la Chemitah et du Yovel.

Et c'est en fait le contenu de l'enseignement quotidien, selon lequel l'avodah dans la matérialité du monde consiste à être un Juif capable de faire du matériel un keliy pour la divinité. Cependant, le Rambam dit "tout homme" en utilisant l'expression "dont l'esprit le porte", alors qu'ici, la formulation est beaucoup plus contraignante : "chacun en particulier est astreint" ; ce n'est pas une question de volontariat, mais une obligation incombant à chacun de transformer la matérialité en un keliy pour la spiritualité.